Apple s’est engagée dans une bataille assez acharnée contre le projet de « droit à la réparation par des tiers » que l’État du Nebraska tente de mettre en place. Apple estime que des questions de sécurité s’opposent à un tel droit, et un cliché, publié par Motherboard donne une certaine consistance à l’argument. Celui-ci montre une machine assez imposante – de la taille d’un gros micro-onde, note un employé Apple, utilisée dans tous les Apple Store pour réparer les iPhone.

Une machine qui ressemble à un bricolage

Celle-ci a été introduite par Apple lors de la sortie de l’iPhone 5s. Plusieurs « moules » sont disponibles pour les Genius qui tentent de réparer les iPhone, qui s’adaptent parfaitement aux différents modèles d’iPhone.

La machine en elle-même est décrite comme très peu « Apple dans l’esprit ». Loin d’être simple, elle ferait penser à un appareil bricolé par un professeur Tournesol un peu fou. « Des liquides bizarres doivent être mis dans la machine, nous devons porter des gants pour nous en servir, elle présente pas mal de valves et d’autres machins qui dépassent. Çæ ressemble vraiment à un bricolage de garage ».

L’appareil sert à ouvrir l’iPhone, à le calibrer et à permettre de le réparer. Quand Apple tente de réparer un iPhone à l’aide de cet appareil, elle remplace tout l’assemblage écran et Touch ID. Un Mac, connecté à cette machine et à un serveur Apple s’occupe d’enregistrer le nouveau capteur Touch ID et son enclave sécurisée avec l’iPhone.

Lorsqu’un réparateur tiers tente la même opération – réparer un écran – il ne change que l’écran et conserve le capteur Y-Touch ID initial, ce qui a un temps, posé des problèmes d’authentification et de sécurité.

Calibrage des iPhone

La machine propose aussi une série de boutons permettant de calibrer les couleurs de l’écran et l’appareil photo des iPhone. Le process prendrait une trentaine de minutes.

Dans un article précédent, Motherboard rapporte que parfois la machine refuse de fonctionner avec certains iPhone, qu’elle « brique » et que dans ce cas le client est conduit à payer le prix d’un remplacement d’iPhone, sans être averti du pourquoi. « Les managers sont souvent très combattifs pour ne pas accepter de discount sur le prix du remplacement de l’iPhone », note l’employé mystère.

Apple peut-elle tirer argument de l’existence d’une telle machine pour combattre le « droit à la réparation » ? Si l’entreprise bascule, comme c’est prévu, vers un nouveau dispositif de reconnaissance d’empreinte, sa légitime s’en trouverait sans doute encore renforcée. Mais, note le PDG de Fruit Fixed, une société de réparation indépendante, Apple pourrait tout aussi bien être « contrainte » à vendre ces machines aux boutiques de réparation.

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