Il ne faut pas longtemps, après avoir commencé à utiliser l’iPhone X, pour que l’évidence vous frappe : cet iPhone du 10e anniversaire initie un changement en profondeur des gammes d’iPhone et d’iPad qui vont toutes suivre ses nouveaux paradigmes dans les prochains mois et années. Car, ne vous y trompez pas, cet iPhone signe la mort des gammes d’iPhone et d’iPad avec bouton Homme, qui vont disparaitre et se fondre dans la déjà longue histoire des appareils iOS.

L’iPhone X bouscule des habitudes bien établies, et l’on ne peut qu’être surpris de la facilité avec laquelle il opère cette révolution de palais. Les nouveaux gestes que l’on utilise pour naviguer dans iOS s’imposent presque immédiatement, et dans la plupart des cas, comme plus efficaces que les anciens. Finalement, ce bouton Home ne servait qu’à nous habituer à un mode de fonctionnement dépassé, celui où l’on utilisait une app à la fois et où passer de l’une à l’autre exigeait une petite gymnastique, devenue obsolète.

Cet iPhone X n’est proposé qu’en deux couleurs, blanc ou Gris Sidéral, et en deux capacités de stockage, 64 ou 256 Go. Le modèle 64 Go est vendu 1159 €, le modèle 256 Go 1329 €. Des niveaux de prix jamais atteints à ce jour.

Le premier d’une nouvelle gamme

Expérience désormais vécue des dizaines de fois : se retrouver devant un iPad, ou un iPhone « ancien » et tenter de glisser son doigt du bas vers le haut pour revenir au SpringBoard. Ce geste que l’iPhone X met en pratique devient immédiatement intuitif et très naturel, tout comme celui qui consiste à dessiner un L inversé pour accéder au multitâche, ou celui qui consiste à faire glisser son doigt latéralement sur le trait de référence en bas des applications. Ce dernier geste, d’ailleurs, se révèle si efficace, qu’on se retrouve à faire défiler ses apps par pur plaisir, s’étonnant quand, arrivé à la 5 ou 6e l’iPhone doit relancer celle-ci qu’il n’a pu conserver en mémoire. L’engin n’embarque que 3 Go de RAM et si c’est évidemment largement assez pour la plupart des utilisations, on en perçoit les limites avec ce multitâche d’accès si aisé.

La nouvelle ergonomie, cependant, n’est pas infaillible. Le Centre de Contrôle, par exemple, s’obtient en faisant glisser son doigt du coin supérieur droit de l’écran vers le bas, légèrement en diagonale. Et à l’usage, malgré le format assez compact de cet iPhone X, on se trouve souvent à devoir ajuster sa prise pour accéder au Centre. De même, Apple impose, lors de l’utilisation du multitâche, un temps de pause pour faire apparaître le signe sens interdit qui permet de fermer les apps. Il ne suffit plus comme avant d’envoyer valdinguer la carte concernée pour fermer l’app. On perd quelques dixièmes de secondes dans la manipulation. Est-ce qu’Apple a voulu rendre plus effective sa consigne concernant l’inutilité de fermer les apps ? Si tel est le cas, nous ne pouvons que regretter ce choix : s’il est dans l’immense partie des cas inutile de fermer une app, il s’avère au contraire très utile de fermer les applications qui localisent l’appareil à l’aide du GPS, comme les logiciels de cartographie qui, chargés en mémoire et actif, pompent toujours la batterie. Et que dire de YouTube, qui vide celle-ci plus vite que de raison.

Face ID, la biométrie sans friction

On a pu lire des commentaires parlant de « régression » avec la suppression de Touch ID, le système de reconnaissance d’empreinte, remplacé par Face ID, le système d’authentification du visage. Tel n’est pas le cas : loin d’être un régression, Face ID simplifie les usages au point que le processus d’authentification se fait, dans l’immense majorité des cas, sans même que l’on y pense. On prend l’iPhone X, on glisse son doigt du bas vers le haut et on se retrouve à pouvoir utiliser l’iPhone immédiatement. Dans l’intervalle, Face ID nous a authentifié, et l’on n’y pense même pas.

Évidemment, comme le dirait Paul Virilio, il n’y a pas d’acquis sans perte, et Face ID, qui exige de voir votre visage et que vos yeux regardent votre iPhone, ne permet pas de débloquer celui-ci lorsque, par exemple, il est posé à distance de bras sur votre bureau, ce que l’on pouvait faire avec Touch ID. De même, utiliser Apple Pay est un tantinet plus fastidieux. Alors qu’auparavant on se contentait d’approcher son iPhone, le doigt sur le capteur d’empreinte, du terminal de paiement, désormais il faut taper deux fois sur le bouton latéral et exposer son visage à Face ID. C’est moins ergonomique. Il en va de même pour les captures écran : s’adapter au nouveau raccourci – appui simultané sur le bouton latéral et le bouton volume up – demande un peu de temps, et l’on rate quelques captures écran durant cette phase d’adaptation.

À l’inverse, Face ID ouvre des possibles inédits, et débouche sur un renforcement du caractère privé de votre iPhone. D’abord Face ID ne permet d’authentifier qu’un visage – on ne peut plus enregistrer l’empreinte d’un proche à qui on souhaite laisser un accès à son smartphone. Lorsque l’appareil est verrouillé et que l’on reçoit des notifications, celles-ci sont masquées. On ne voit apparaitre que leur liste, ainsi que les applications liées, mais pas leur contenu. Pour que celui-ci s’affiche, il faut forcément que face iD reconnaisse le propriétaire. C’est malin et fort efficace.

Efficace mais pas infaillible

Si la Pomme clame que Face ID est nettement plus sécurisé que Touch ID, revendiquant un taux de « faux positifs » de l’ordre de 1 pour 1 million, quelques exemples montrent que Face iD demeure faillible. Vrais jumeaux, ressemblance familiale, ou masque réalisés avec le consentement du « copié », les cas recensés varient mais prennent tous en défaut le système d’authentification biométrique. Celui-ci n’est pas conçu comme un sésame parfait, mais comme un système conjuguant facilité d’emploi et efficacité, réalisant un compromis entre une authentification aisée et rapide, et une sécurité satisfaisante, mais imparfaite. L’essentiel à retenir tient en peu de mots : si vous êtes un espion de haut vol, face ID ne suffira pas à tenir les agents concurrents hors de votre smartphone. Pour les particuliers, il offre un niveau de sécurité totalement adéquat.

Un bijou fragile

Le « retour aux sources » que certains imaginaient voir avec l’iPhone X, que l’on disait inspiré de l’iPhone Edge de 2007, n’est pas. Cet iPhone X demeure clairement un iPhone contemporain aux lignes épurées, deux plaques de verre cerclées par un châssis en acier. Le verre au dos de l’iPhone X renforce le côté précieux de l’appareil, lui confère une jolie brillance, tout en étant affreusement sensible aux traces de doigts. Le modèle Gris Sidéral est le plus concerné, attirant les traces de doigts tout en les rendant très visibles avec sa robe foncée. C’est un peu moins notable sur le modèle blanc. Le cerclage d’acier est brillant, métal nu pour le modèle blanc et colorisé pour le gris Sidéral.

On n’échappe pas à un petit côté clinquant, globalement. L’iPhone X se remarque.

Par son poids aussi, il est plus lourd – 174 grammes – qu’un iPhone 8 – 148 grammes – et à peine moins qu’un 8 Plus – 202 grammes. Conséquence de cette légère surcharge pondérale rapportée à sa taille, l’iPhone X est FRAGILE. Très fragile. Même si Apple clame avoir utilisé une formulation spécifique de verre et proposer le verre le plus résistant du marché, les cas d’iPhone X fissurés au dos sont déjà très nombreux. Il n’y a qu’une chose à dire : même si vous aimez le design de l’engin, équipez-le d’une coque ou courez le risque de le voir en morceaux à la moindre chute.

Le plus important, bien sûr, reste l’agrément d’utilisation, mètre étalon absolu de la réussite d’un design. On peut le dire nettement, l’iPhone X est un plaisir à utiliser. Il tient bien en main, avec un arrondi agréable, et le grand écran se révèle globalement bien accessible, au moins à des mains de taille moyenne. Seul le geste pour lancer le Centre de Contrôle impose un ajustement de la prise en main. Et comme le téléphone est ultra-réactif, l’interface glisse à la perfection. Non, sincèrement, c’est vraiment bon. C’est si bon qu’on explore des habitudes nouvelles, éventuellement peu utiles : le tiret en bas des applications permet de faire glisser l’application en cours d’utilisation pour afficher la précédente. On glisse à toute vitesse d’une app à une autre, en restant avec celles-ci affichées en plein écran, à la différence du mode multitâche. Et on arrive à trouver bien plus facilement la limite des 3 Go de RAM qu’embarque l’iPhone X.

Sur l’iPhone X, le retour haptique est géré avec une extrême finesse : les retours haptiques sont nombreux et subtils, qui viennent conférer une dimension plus « charnelle » lors de l’utilisation de l’outil, ce qui renforce encore le plaisir qu’on a à manipuler cet iPhone

OLED

L’iPhone X est le premier iPhone équipé d’un écran OLED, produit par Samsung. Pour obtenir un design « bord à bord », l’écran venant se rapprocher de 1 à 2 mm du bord de l’iPhone, Apple a courbé celui-ci, façon ourlet. Le résultat est parfait, aucune déformation n’étant décelable. C’est un des avantages de l’OLED que de pouvoir demeurer souple et ainsi de se « courber » aux volontés des designers. L’autre avantage tient aux noirs profonds que l’OLED permet. Se passant de rétro-éclairage global, la source de lumière qui illumine l’arrière des écrans LCD, un écran OLED peut afficher des points noirs, vraiment noirs. Noirs au point de ne pas se distinguer du noir inerte de l’encoche de l’iPhone X par exemple.

Pour le reste, l’iPhone X intègre un écran de 5,8” allongé, de 1436 x 1 125 pixels à 458 ppp, pour un contraste de 1 000 000:1. (pour comparer, résolution de 1 334 x 750 pixels à 326 ppp avec Contraste 1 400:1 pour l’iPhone 8 et résolution de 1 920 x 1 080 pixels à 401 ppp avec contraste 1 300:1 (standard) pour l’iPhone 8 Plus). C’est l’écran le plus dense jamais utilisé sur un iPhone, et il est considéré par comme le meilleur au monde actuellement par Display Mate.

Apple met en avant le traitement des couleurs, le calibrage de l’écran OLED pour gommer l’un des désavantages de cette technologie, à savoir la tendance à sursaturer les couleurs. Pour plaisante à l’œil que soit celle-ci, elle impacte négativement les photographes, qui constatent des différences significative entre l’image à l’écran et les tirages. Malgré le calibrage pommé, l’écran OLED de l’iPhone X affiche des couleurs plus chaudes que les écrans LCD des iPhone 8, mais la saturation reste acceptable. On obtient globalement un affichage plus flatteur et moins froid sur l’iPhone X que sur les iPhone 8 et 8 Plus.

L’autre point notable, lors de nos tests, concerne l’autonomie : l’écran OLED de l’iPhone X semble nettement moins impacter la batterie, sur un test de lecture vidéo, que les écrans LCD des iPhone 8 Plus. La différence est vraiment notable, plus qu’elle ne l’est, globalement, sur les tests d’autonomie plus généralistes.

L’appareil photo au sommet

DxOMark, qui tente d’objectiviser la mesure de la qualité photographique des smartphones, désigne l’ensemble photo de l’iPhone X comme le meilleur, tous modèles confondus, alors qu’il est jugé un brin en deçà des meilleurs au niveau vidéo.
L’iPhone X se distingue de l’iPhone 8 Plus par un zoom stabilisé mécaniquement disposant d’une ouverture f/2,4. L’optique de l’iPhone 8 Plus « ouvre » à f/2,8 et le zoom n’est pas stabilisé. La conséquence immédiate est de réduire le nombre de clichés ratés en condition de lumière médiocre, l’iPhone X gagnant un demi-diaphragme de lumière et le stabilisateur optique.

Dans les faits, il demeure bien difficile de distinguer les iPhone 2017 dans le domaine photographique. L’iPhone X fait au moins jeu égal avec l’iPhone 8 Plus, avec un petit avantage de piqué lors de l’utilisation de l’optique zoom. Le gain est plus net par rapport à l’iPhone 7 Plus de 2016, dont le capteur apparait moins dynamique, et moins piqué.

Pour vous faire une idée, nous avons emmené ces trois iPhone en balade, pour réaliser des clichés dans des conditions identiques, en utilisant l’application Apple et en faisant la mise au point et la mesure de lumière sur le même point pour chacune des images.

Sur ce cliché on observe la netteté du tracé de la pièce mécanique, ainsi que la matière du métal de premier plan sont mieux préservés sur l’iPhone X que sur le 8 Plus. Le cliché est pris au zoom.

Sur cet intérieur d’église, l’iPhone X préserve bien l’équilibre lumineux de la scène, tout en assurant une bonne captation des détails dans les zones sombres. L’iPhone 8 Plus s’en tire très bien également, mais préserve moins la matière dans les taches de lumières, et moins bien les lignes du tracé des colonnes. L’iPhone 7 Plus lui peine à restituer la scène, aboutissant à une image bruitée et trop sombre. Le cliché est également pris au zoom.

Avec ce détail d’une ombre sur un mur, on mesure clairement l’apport du stabilisateur optique du zoom de l’iPhone X, qui assure la netteté du cliché, dont, par exemple, les détails au niveau des marques de martelage de la pierre.

Et voici, en pleine taille, quelques photos prises avec l’iPhone X.

Vidéo : la 4K à 60 i/s

L’iPhone X franchit encore un cap en matière de vidéo, intégrant un mode de vidéo 4K à 60 i/s, qui permet d’effectuer des ralentis x2 en 4K. Le fichier généré pèse 400 Mo la minute, environ, plus de 4 fois plus qu’en 1080p. Ce mode arrive avec une limite : alors qu’il est possible, en 1080p ou en 4K 30i/s, de passer d’une optique à l’autre (du zoom au grand-angle, ou l’inverse) pendant le tournage d’une vidéo, cette possibilité n’existe pas en 4K 60 i/s. Dans ce mode, si vous changez d’optique pendant le tournage, c’est un simple zoom numérique qu’opère l’iPhone X. Apple le signale d’ailleurs en affichant systématiquement l’éventail de zoom en vidéo 4K 60 i/s lors de l’appui sur le bouton 1X ou 2X. Il n’y a pas de bascule directe sur l’autre optique, comme c’est le cas avec les qualités vidéo inférieures. C’est a priori une question de flux vidéo : pour pouvoir passer d’une optique à l’autre sans interruption, il faudrait que la puce A11 Bionic de l’iPhone X soit capable de gérer les 2 flux vidéo 4K 60 i/s, celui du grand-angle et celui du zoom, simultanément. Ça sera peut-être pour la prochaine génération.

Le mode ralenti passe à 240 i/s en 1080p, soit des ralentis 8x. Comme ça a toujours été le cas, Apple augmente assez nettement la compression du flux vidéo pour ses ralentis, qui n’atteignent pas le piqué d’une vidéo 1080p à vitesse normale, et peuvent également être affectés d’un niveau de bruit supérieur. Mais tout de même, quel plaisir de découvrir des scènes du quotidien, sublimées avec des ralentis d’excellente qualité.

Au passage, signalons qu’Apple a glissé deux petits haut-parleurs, de part et d’autre de la prise Lightning, et que ceux-ci sonnent raisonnablement bien, considérant leur taille et celle de l’iPhone. Vous n’écouterez pas un concerto mais comme petit haut-parleur d’appoint, l’iPhone X fait un job raisonnable.

Le plus puissant des smartphones

Sur le plan des performances, pas de surprise, du moins si vous avez lu notre test des iPhone 8 Plus. L’iPhone X partage, en effet, l’essentiel des caractéristiques du 8 Plus : même processeur A11 bionic cadencé autour de 2,1 GHz, 3 Go de RAM et une puce graphique maison encore mal connue. Les seules différences à attendre concernent, justement, la partie graphique : l’iPhone X embarque un écran de 1,61 million de pixels, alors que l’iPhone 8 Plus pilote un écran de 2,07 millions de pixels, on peut s’attendre à voir l’iPhone X réaliser de meilleurs scores dans les benchs graphiques.

Dans les faits, les différences sont faibles et l’on peut sans hésiter dire que l’iPhone X est aussi performant que l’iPhone 8 Plus. Ils laissent, tous deux, loin derrière la concurrence au point que certains experts s’en étonnent.

Comme attendu, sur les benchs spécifiquement graphiques, l’iPhone X prend légèrement la tête, ayant moins de pixels à déplacer que l’iPhone 8 Plus par exemple. À l’usage, les différences sont insignifiantes aujourd’hui.

À l’usage, répétons-nous, cet iPhone X est un plaisir, toujours réactif, permettant de passer immédiatement d’une action à une autre, sans jamais l’ombre d’un lag. Les accès au stockage flash sont également notablement plus rapides que sur la génération précédente, ce que l’on ressent lors du lancement de gros jeux.

L’autonomie d’un grand

Batterie de l’iPhone X, © iFixit

En usage, l’iPhone X offre une autonomie un peu supérieure à celle des iPhone 8 Plus, et nettement supérieure à celle des iPhone 8. Apple, pour son iPhone anniversaire, a adopté une configuration inédite pour sa batterie, composée de 2 cellules associées en L pour occuper tout l’espace disponible.
La batterie deux cellules est, en tout cas, la plus puissante jamais utilisée par Apple 10,35 Wh, 2716 mAh à 3,81 V. C’est un poil plus que les 10,28 Wh de celle de l’iPhone 8 Plus. La différence en usage classique est significative, mais c’est surtout lors de tâche mobilisant fortement l’écran qu’on ressent la différence. Ainsi, dans un test d’autonomie consistant en une lecture vidéo en continu, l’iPhone X a-t-il fonctionné pendant plus de 10h alors que l’iPhone 8 Plus demandait grâce un peu avant 6 heures. Cependant, une partie de cette différence tient aussi à l’application utilisée, non encore optimisée pour l’écran de l’iPhone X, avec, donc, une surface d’affichage un peu réduite. Il en va de même pour notre test sur un jeu vidéo qui tourne en boucle, qui a tourné pendant 4 heures 50 sur l’iPhone X, 3 h 55 sur l’iPhone 8 Plus et 3h45 sur l’iPhone 7 Plus

Recharge : le choix des armes

L’iPhone X gère, comme les iPhone 8 et 8 Plus, la recharge par induction, selon le procédé Qi. Apple ne vend toujours pas de chargeur à induction maison et renvoie vers Belkin, par exemple, pour charger son iPhone. Sincèrement, considérant le prix de l’appareil, on aurait quand même trouvé plutôt normal d’intégrer un chargeur par induction. Actuellement, la recharge s’opère sur la base de 5W de puissance, chiffre qui passera à 7,5 W lors de la sortie d’iOS 11.2.
Sinon, cet iPhone X supporte également le mode de recharge rapide, qui confère 50 % de batterie après seulement 30 minutes de charge, en utilisant un chargeur USB-C plus puissant que le chargeur livré avec l’iPhone, par exemple le modèle 29W qui équipe les MacBook 12”.

Dans les faits, il faut un peu plus de 1 h 30 pour charger totalement l’iPhone X avec le chargeur puissant, plus de 3h30 avec le chargeur standard 5W, et 4 heures par induction 5W, avec un chargeur mophie. Pour cette dernière mesure, la variabilité est significative selon le positionnement du téléphone ; mal centré, il se chargera moins vite. De même, un échauffement réel est observé à l’issue de la phase de charge. L’iPhone est un peu chaud, rien d’extraordinaire, mais plus que lors d’une recharge filaire. Logique d’ailleurs, la recharge par induction amène une perte d’efficacité significative. L’option, elle, est bienvenue, autant que tardive : de nombreux vendeurs Android proposent une telle option depuis plusieurs années.

iPhone X mon amour !

Avec son iPhone X, Apple marque les 10 ans de la révolution des smartphones connectés, révolution qu’elle a elle-même lancée avec son iPhone initial. Le chemin parcouru est proprement prodigieux, sans équivalent dans l’histoire de l’informatique. Tant au niveau de la puissance, que de l’autonomie, que de la qualité des composants, des performances photo et vidéo, ou sonores. L’iPhone X est le meilleur des iPhone, c’est indéniable.

Pas d’ailleurs uniquement sur le seul plan des performances objectives – l’iPhone 8 Plus fait largement jeu égal – mais aussi et surtout en ce sens qu’il initie une nouvelle gamme d’appareils iOS, fondés sur des gestes nouveaux, gommant l’habitude vieille de 10 ans d’utiliser le bouton Home.

Une fois disparu sur l’iPhone X, celui-ci va disparaitre, dans les mois et années prochains sur toutes les gammes, et la nouvelle ergonomie deviendra l’ergonomie classique. Comme nous l’avons déjà dit, il est difficile de repasser à des appareils avec bouton Home après avoir fait de son iPhone X son smartphone du quotidien. On cherche à utiliser les mêmes gestes sur les iPad, ou les iPhone avec Touch ID.

L’iPhone X se distingue également par l’excellent équilibre assuré entre performances, autonomie, ergonomie et tenue en main. S’il est plus de la famille des « petits » iPhone 7 et 8, n’utilisant pas autant que les iPhone 7 Plus et 8 Plus le mode paysage, il offre une taille d’écran nettement supérieure à ses devanciers ; et il sait encore être utilisé d’une main, comme ces derniers, à la différence des modèles « Plus ».

En conclusion, on ne peut qu’être frappé par les qualités de l’appareil, qui ne font pas oublier son gros défaut, un prix franchement élevé. Alors, certes, on en a pour son argent, mais si l’on préfère être économe de ses deniers, il n’est sans doute pas utile de se précipiter. L’an prochain, Apple déclinera très certainement son iPhone avec écran borderless et sans bouton Home en deux tailles différentes, à un prix plus abordable.

NOTRE VERDICT
Design
Écran
Photo / vidéo
Puissance
Autonomie
Prix
Rapport qualité / prix
Arnaud joue du clavier comme d'autres du xylophone, mais le résultat demeure peu musical. Il conduit la rédac à la baguette et essaye d'éviter les fausses notes. Geek avec de la patine, il officie aussi dans la presse généraliste.

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