Apple se garde bien de présenter son HomePod d’abord comme un assistant personnel. La Pomme, tout au contraire, met en exergue les qualités audio de son petit haut-parleur, insistant sur les performances musicales de celui-ci et l’excellence de ses équipes de conception audio. Celles-ci jouissent, il est vrai, d’un sacré matériel à disposition.

Ça sonne !

Et les tests qui se succèdent montrent la justesse de ce positionnement : le HomePod est vraiment excellent sur le plan musical, tirant littéralement des cris de plaisirs aux audiophiles, cette étrange tribu qui ne parle que distorsion, gain, réponse plate et équilibre sonore. « Le HommePod est à 100 % un appareil audiophile », lance WinterCharm sur Reddit, qui a publié, à l’appui de ses dires, toute une batterie de tests et de mesures.

D’où il ressort plusieurs caractéristiques, justifiant ce classement en appareil audiophile : la réponse en fréquence du HomePod est incroyablement constante, et ce quel que soit le volume d’écoute. Concrètement, ça veut dire que l’appareil ne colore pas le son, et qu’il assure, au contraire une restitution de l’enregistrement très fidèle. Cette constance s’observe sur toutes les gammes de fréquences, basses, médium, aigus.

Réponse en fréquence du HomePod au volume maximum

Pourtant, Apple effectue des traitements avancés sur le son, analysant sa diffusion dans la pièce, utilisant une méthode de compensation dite « Fletcher-Munson » (l’une des courbes isoniques). Celle-ci essaie de corriger un problème de perception de l’oreille qui perçoit mieux certaines fréquences que d’autres, selon le volume d’écoute. Avec cette méthode, le DSP va remonter le niveau de puissance des fréquences les moins bien entendues pour restituer une perception correct du son. « C’est de la sorcellerie », estime WinterCharm mais la manière dont Apple est parvenue à le faire « est totalement dingue et au delà d’impressionnant ».

Le testeur ne tait pas les défauts du HomePod : pas d’entrée autre qu’AirPlay (aucune entrée filaire), pas de possibilité évidente de faire jouer de la musique analogique, et un appareil très lié à l’écosystème Apple au point que quelqu’un n’ayant pas d’iPhone, d’Apple TV ou de Mac risque de n’avoir qu’une utilité moindre de son enceinte.

Surtout, le testeur espère beaucoup de la possibilité d’appairer deux HomePod, promise avec une prochaine révision logicielle. En tandem, les HomePods devraient figurer parmi les tout meilleurs choix dans leur gamme de prix pour écouter de la musique avec fidélité.

Ça cogne

À l’autre bout du spectre, c’est plutôt les moqueries qui prévalent : le HomePod se montre assez nettement le moins compétent des haut-parleurs intelligents. Siri y est très limité, plus que sur les iPhone, et se borne essentiellement à être compétent comme assistant de commande vocale d’Apple Music. Si l’on élargi le spectre, Siri ne sait répondre qu’à la moitié des questions posées, du moins celles de Loup Ventures, qui a soumis le HomePod à une batterie de 782 requêtes, dans divers domaines. Google Home répond à 8 demandes sur 10, Alexa d’Amazon et Cortana de Microsoft à plus ou moins 6 sur 10. En clair, Siri est le moins smart de tous, même si finalement, ces assistants se montrent assez idiots. 8 questions sur 10 répondues pour le meilleur d’entre-eux, c’est tout de même encore faible.

Siri se montre tout de même suffisamment malin pour parler de l’environnement immédiat, et du commerce. Ses fonctions d’assistant personnel demeurent utiles, mais posent des difficultés de vie privée : le possesseur du HomePod peut, à ce stade, uniquement autoriser ou refuser la lecture de ses messages sur l’engin, et ce réglage n’est pas associé à sa voix. En clair, si l’accès aux données est autorisé, tout le monde dans la famille pourra interroger le haut-parleur sur votre vie. Pas bien.

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