Connaissez-vous Prizm, une étonnante pyramide technologique qui se dit « cerveau musical » pour ses utilisateurs, conçue par une startup française qui se charge de diffuser de la musique en streaming de manière « autonome », en adaptant les genres musicaux diffusés à vos préférences ? Nous testons cet engin depuis des mois, et jusqu’alors étions restés sur notre faim. Malgré d’excellentes idées, l’offre musicale demeurait inférieure à celle des services de streaming majeurs, tandis que le cerveau ne se montrait pas si malin que ça pour choisir la musique à nous faire écouter.

Super concept, execution perfectible

L’idée est aussi simple que séduisante a priori : on branche simplement le Prizm, vendu 149 €, sur le courant électrique, on le connecte à son réseau Wi-Fi et on branche une enceinte ou un ampli sur la pyramide. Le Prizm joue alors automatiquement des morceaux en streaming, que l’on peut aimer ou rejeter via une application mobile, ou par le biais de deux gros boutons lumineux de part et d’autre de la pyramide.

Une zone tactile permet de faire varier le volume sonore, tandis que le Prizm peut aussi faire office de simple récepteur Bluetooth pour la musique en provenance de nos smartphones, tablettes et ordinateurs. Il suffit alors de le sélectionner pour pouvoir streamer sa musique sur son système audio.

L’appareil affiche un design séduisant, et fait vraiment bonne figure sur un bureau, une table ou autre. Ses contrôles de grandes dimensions, et sa zone tactile pour le volume le rendent agréable à l’utilisation.

Jusqu’à présent, cependant, la fonction clef de l’appareil – streamer de la musique intelligemment adaptée à vos goûts – n’était pas assurée de manière performante. Il était très difficile de comprendre comment l’appareil sélectionnait les titres, et l’on se trouvait bien trop souvent à devoir passer le morceau à l’écoute pour retrouver d’autres titres plus conformes aux attentes. En clair, le cerveau était un peu débile.

Le cerveau prend du QI

Bonne nouvelle, la société vient de hausser considérablement l’intérêt de son produit, en mettant en jour son application iOS Prizm – the music brain. Deux grosses nouveautés viennent enrichir l’offre et améliorer son adéquation avec les envies musicales.

D’une part, il est désormais possible d’orienter la liste de lecture musicale en sélectionnant un genre – electro, classique, rock, rap… – et un sous-genre. Auparavant, la lecture en streaming n’était orienté que par les j’aime/j’aime pas de l’utilisateur, ce qui assurait des balades musicales parfois dépaysantes, mais très souvent peu adéquates avec les envies de l’utilisateur. Désormais, à tout moment, celui-ci peut afficher les genres et choisir une coloration pour alimenter son flux.

L’autre nouveauté tient à l’arrivée de webradios, là aussi que l’on peut « choisir » en orientant les genres, et aimer ou ne pas aimer pour affiner les préférences.

Deux nouveautés bienvenues, qui s’accompagnent d’une refonte du design de l’app, nettement plus ergonomique.

Une offre désormais séduisante

Ces nouveautés seront-elles suffisantes pour que Prizm décolle ? À ce stade, il est encore tôt pour le dire, mais le « cerveau musical » se montre, c’est l’évidence, bien plus malin qu’il ne l’était après son lancement. Prizm s’appuie sur un catalogue de titres personnel, qui dépasserait les 6 millions de titres, même si le concepteur reste assez évasif sur le sujet.

L’arrivée des webradios améliore également les termes de l’offre commerciale : une fois le Prizm acheté, l’utilisateur dispose d’un an d’accès au catalogue de streaming, mais celui-ci est facturé, au terme de cette première année, 39,90 €. C’est moins que les concurrents comme Spotify ou Apple Music, mais le catalogue est également inférieur. Les webradios, associées à la fonction récepteur Bluetooth assurent la pérennité de l’investissement, même si on souhaite ne pas dépendre d’un abonnement streaming.

Souhaitons que le concepteur français, qui a levé 1 million d’euros l’an passé, auprès de Daniel Marhely, le fondateur de Deezer , de Xavier Niel, et du fonds CM-CIC, continue à peaufiner son offre et son appareil, plutôt séduisant.

Arnaud joue du clavier comme d'autres du xylophone, mais le résultat demeure peu musical. Il conduit la rédac à la baguette et essaye d'éviter les fausses notes. Geek avec de la patine, il officie aussi dans la presse généraliste.

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