C’est l’été, les envies de plonger une tête se font pressantes. ça tombe bien, les français de Ondilo proposent l’îlot ICO, un robot flottant qui se charge d’analyser, en continu, l’eau de votre piscine – veinard(e). Ph, dureté, désinfection et température sont étroitement surveillés par le petit robot flottant ; l’application ICO pour iPhone reçoit et analyse les données, et fournit des conseils de traitement censés être optimum, qui utilisent des algorithmes d’intelligence artificielle pour prévoir les évolutions de l’eau. Découverte d’un robot vert et blanc malin, qui veut du bien à votre baignade.

Autonome et efficace

Extérieurement, l’ilot ICO ressemble à un volant de badminton qui serait fermé et plein. Sa base étroite plonge dans l’eau, tandis que sa section blanche, plus large, dépasse légèrement de l’eau. Le robot s’enfonce assez pour passer sous les volets roulants, et sous les bords de la piscine (où il a la fâcheuse tendance à se planquer). L’eau pénètre par la base, pour être mise en contact avec trois capteurs, un capteur bleu pour le Ph, un capteur orange pour estimer le taux de chlore (nous y reviendrons) et un capteur gris pour la conductivité, qui permet d’estimer le taux de sel et de l’alcalinité de l’eau.

L’engin se charge en 6 heures, avec une prise USB, et une unique charge doit suffire à tenir une saison entière selon le fabricant. Nous avons testé le produit sur 6 semaines, sans besoin de le recharger, c’est tout ce que nous pouvons dire de l’autonomie à ce stade.

Y’a le Wi-Fi à la piscine ?

Le robot ICO analyse en permanence l’eau de la piscine, avec une mesure effectuée par heure. L’application permet de suivre l’évolution des caractéristiques de l’eau dans le temps. Pour communiquer avec votre smartphone, ICO a besoin de Wi-Fi. Il faut s’assurer que la piscine est couverte par un signal suffisant, ou, à défaut, étendre son réseau Wi-fi domestique avec un extendeur. C’est une limitation qui peut avoir son importance, selon l’éloignement entre la piscine et la maison. Lors de nos tests, en limite de portée, le robot ne parvient pas à communiquer en continu avec l’app, mais parvient tout de même à transmettre ses données, de manière plus irrégulière. Au final, elles sont tout de même toutes disponibles au sein de l’application.

Il est envisageable d’avoir recours au réseau 0G Sigfox, un réseau très bas débit destiné aux objets connectés. Celui-ci ne couvre pas tout le territoire, il faut vérifier votre éligibilité. L’accès est inclus pendant 12 mois, au terme desquels il faut souscrire un abonnement.

le problème du chlore

Mesurer la qualité de l’eau d’une piscine est plus compliqué qu’il n’y parait. « Le taux de chlore est très dur à mesurer, on ne fait que l’estimer car il y a plusieurs type de chlore (total, actif, libre). Plutôt que de parler de chlore on parle, en fait, d’un indice de désinfection (redox) », précise Ondilo.

Le robot ICO envoie les mesures régulièrement à l’app, ce qui permet de suivre l’évolution des différents paramètres de l’au. Les données sont agrégées dans différents graphiques qui dévoilent des informations précieuses. Ainsi peut-on observer, sur la courbe des températures, les degrés perdus par la piscine pendant la nuit.

L’application ICO est globalement détaillée et bien pensée. Un tableau de bord regroupe les informations essentielles et d’éventuels recommandations de traitement. Une météo très détaillée est également de la partie, ainsi qu’un accès à la base de connaissances du fabricant.

Une information des utilisateurs à améliorer

Si l’app est claire, il n’est pas tout à fait évident de comprendre la signification des mesures rapportées. Par exemple, le taux de désinfection de l’eau s’exprime sous le vocable rédox, qui doit se situer entre 650 et 750 mVolt, tandis que la minéralité se lit à travers la conductivité de l’eau exprimée en microsiemens μS/cm. Et sur ce point, l’app manque singulièrement de vulgarisation, ce que le fabricant reconnait, et qu’il cherche à améliorer. « Nous travaillons à l’éducation des utilisateurs sur ces données et nous avons essayé l’an dernier d’ajouter des micro-bulles d’information, mais l’implémentation n’était pas idéale, nous cherchons une meilleure solution », nous explique-t-il. Heureusement, les fiches d’assistance permettent d’y voir plus clair, le pas n’est pas considérable à franchir.

Bon pour le service !

Au final, après plus d’un mois de test, nous pouvons sans difficulté recommander l’achat d’un robot ICO ; s’il est vendu la somme rondelette de 399 €, il offre un confort dans le suivi de sa piscine de haut vol, loin des classiques et imprécises bandelettes. Surtout, l’agrégation des mesures permet de voir aisément les évolution de la qualité de l’eau.

À la clef, la promesse de traitements mieux adaptés, donc plus économes. Cette promesse demeure cependant très difficile à estimer sur un test unique. Les conditions climatiques changent d’une année sur l’autre, rendant toute comparaison non statistique peu pertinente. Tout juste peut-on vous dire que nous n’avons pas vraiment eu le sentiment de faire des économies sur cette période, mais il s’agit plus de ressenti que de réalité mesurée.

Sorti de cette limite, qui n’est pas propre à ce sympathique robot (il n’est guère plus simple d’avancer des chiffres d’économie d’énergie après l’installation, par exemple, d’un thermostat intelligent, les années se suivent mais ne se ressemblent pas), ICO nous a vraiment séduit. Discret, très autonome, bien conçu, il se met à l’eau en début de saison, et n’en ressort qu’à la fin de la période de baignade, sans besoin de recharge. Il faut cependant bien vérifier que la piscine est couverte par le réseau Wi-Fi domestique.

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NOTRE VERDICT
Conception
Design
Fonctionnalités
Rapport qualité / prix
Arnaud joue du clavier comme d'autres du xylophone, mais le résultat demeure peu musical. Il conduit la rédac à la baguette et essaye d'éviter les fausses notes. Geek avec de la patine, il officie aussi dans la presse généraliste.

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