Si la presse a tendance à se concentrer sur les points constables d’une technologie, elle ne doit pas non plus omettre de signaler les apports parfois inestimables de certaines technologies. Ainsi, alors que se développent les fonctions santé de l’Apple Watch, dont la prochaine Series 4 devrait se doter de fonctions d’électrocardiographie, de mesure l’activité électrique du cœur, peut-on s’inquiéter du sort des données santé collectées, notamment au regard des questions d’assurance vie, ou d’assurance de prêt. Demain, il est assez possible que votre assureur ne consente, brave homme, à vous assurer que si vous portez une Apple Watch.

Ce qui n’empêche pas la technologie d’être extrêmement utile, parfois même vitale. Jason Perlow raconte ainsi, pour ZDNet, comment son Apple Watch lui a sauvé la vie. L’homme n’est pas un fan des produits Apple, et se range plutôt même au rang des opposés aux méthodes de l’entreprise ; pour lui, les iPhone, iPad et autres ne sont que des outils, pour lesquels il ne faut développer aucun « fétichisme ». En janvier dernier, il s’achète une Apple Watch Series 2 reconditonnée. Il est en bonne santé, estime-t-il, mais accepte tout de même de participer à une vaste étude américaine, conduite par le biais de la montre, sur la santé cardiaque, conduite par Stanford. Par curiosité.

Quelques jours plus tard, il reçoit une alerte sur son iPhone : l’Apple Watch signale avoir mesuré un rythme cardiaque anormal à 5 reprises, sur des mesures prises pendant 60 secondes et lui conseille d’en parler à un médecin, présentant un gros bouton à cet effet, qui lance un faceTime vidéo avec un spécialiste de Stanford. L’homme, au final, souffre bel et bien du cœur, d’une fibrillation atriale, une arythmie cardiaque qui frappe des millions de personnes et augmente les risques de faire une attaque cardiaque. Problème, cette arythmie ne se manifeste pas de manière constante, et peut être délicate à mesurer avec les électro-cardiogrammes classiques, si elle ne survient pas pendant la mesure. C’est le suivi constant de l’Apple Watch qui permet, ici, une détection très améliorée. Jason s’estimait en bonne forme physique, malgré une assez longue phase d’obésité qu’il avait jugulée depuis quelques mois.

S’en suit pour Jason toute une phase de diagnostic avancé, où les médecins diagnostiquent un léger élargissement au niveau du ventricule gauche et lui signalent les deux options qui s’offrent à lui : prendre des médicaments à vie, ou une procédure d’ablation pour les arythmies, qui « utilise de l’énergie radiofréquence (similaire à la chaleur des micro-ondes) pour détruire une petite zone de tissu cardiaque qui provoque des battements cardiaques rapides et irréguliers. Détruire ce tissu aide à restaurer le rythme régulier de votre cœur. La procédure est également appelée ablation par radiofréquence ». Il s’agit, en fait, précise l’auteur, d’un joli réglage électrique de l’activité cardiaque, opéré sous anesthésie générale.

Jason s’estime très chanceux d’avoir bénéficié des conseils d’une excellente équipe médicale, mais, plus encore estime-t-il devoir sa vie à son Apple Watch, qui a déclenché seule tout le processus médical qui a occupé notre homme tout l’été. « J’ai eu vraiment de la chance que mon arythmie soit détectée pendant cette étude cardiaque », sans ça aurait-il continué à vivre avec l’épée de Damoclès d’une attaque cardiaque pouvant survenir à tout moment.

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