La Pomme s’apprête à déployer à très grande échelle le fameux gestionnaire de mots de passe 1Password, application qui existe aussi bien sur macOS que sur iOS. BGR, qui rapporte le deal, pense qu’Apple compte équiper sous 1 à 2 mois ses 123 000 employés, intégrant donc les équipes « retail ». Un premier lot d’une centaine d’utilisateurs doit commencer à utiliser la solution d’AgileBits dans les prochains jours.

Ce deal, d’une ampleur jamais vue, a été négocié fermement depuis plusieurs mois. Apple a déployé des exigences particulières : AgileBits doit assurer un support dans les 4 heures maximum, traduire toutes ses pages de support dans les langues les plus courantes et d’autres exigences encore. L’une aurait été particulièrement requise : la Pomme achète des licences stand alone, et iCloud pour la synchronisation des données, et pas le service de synchronisation par défaut proposé par AgileBits, lequel repose notamment sur les serveurs Amazon AWS. Inacceptable pour Apple ! La Pomme aurait négocié des licences familiales pour ses salariés, permettant à 5 personnes d’utiliser 1Password.

AgileBits n’a jamais vu un tel afflux potentiel de nouveaux abonnés : la société s’est tournée vers un fournisseur de services tiers pour assurer le support requis par la Pomme. Pour la société, le marché constitue une manne providentielle. Un abonnement annuel 5 licences est proposé à 60 $. En imaginant qu’Apple bénéficie d’une ristourne de 50 %, le montant du marché serait tout de même de 3,7 millions de dollars à l’année (BGR parle de 2,5 millions mais on se creuse encore la tête pour comprendre comment ils calculent leur chiffre).

Apple compte-t-elle racheter purement et simplement l’éditeur, ce deal ne constituant qu’un galop d’essai. C’est possible mais peu plausible pense BGR. À moins, estiment-ils, que ce marché soit le rachat, un rachat déguisé, avec à la clef l’assurance d’un revenu garanti pour l’éditeur pendant plusieurs années. AgileBits génère un chiffre d’affaires de l’ordre de 5 à 10 millions de $ précisent les sources du site, et une acquisition se monterait à 2 à 3 fois cette somme, soit entre 10 et 30 millions de dollars. L’éditeur, en tout cas, a fermement réfuté les rumeurs de rachat sur le compte Twitter du logiciel (Merci Manu). À suivre.

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