Apple a, petit à petit, au fur et à mesure de la montée en puissance de ses App Store, établi une structure pyramidale pour passer en revue les apps soumises. À la base, des petites mains surveillées de près, et au sommet comité de révision de l’App Store, dirigé par Phil Schiller et chargé de trancher les cas difficiles. CNBC détaille cette organisation complexe, chargée de gérer les 4 millions d’apps soumises. Découverte.

Le comité de révision de l’App Store, le juge de paix présidé présidé par Phil Schiller

Le comité de révision de l’App Store (ou Executive Review Board, ERB) se réuni une fois par semaine, pour discuter du cas des apps litigieuses, dont le fonctionnement peut enfreindre les règles de l’App Store, ou qui ont suscité la controverse, notamment dans les médias. Les décisions du comité sont souveraines.

C’est aussi lui qui se charge d’éditer les règles de revue pour le Département des relations internationales avec les développeurs, qui regroupe tous les employés en charge des revues de chacune des apps publiées ou soumises. C’est l’ERB qui a, par exemple, décidé de virer l’app Infowars, jugée trop complotiste.

Le Département des relations internationales avec les développeurs et ses petites mains

Apple gère plusieurs équipes de revue des apps : l’équipe principale est installée à Sunnyvale, en Californie, proche de Cupertino. C’est là, aussi, qu’Apple conduit la plupart de ses tests automobiles. Outre l’équipe californienne, d’autres équipes existent dans le monde, à Cork en Irlande, et à Shanghai, en Chine. Au fil des années, ces équipes n’ont cessé de grossir et de recruter.

Apple Sunnyvale, ©AppleInsider

Les employés qui travaillent dans ces équipes sont rémunérés à l’heure, possèdent un badge Apple, et une assurance santé. La Pomme n’a pas choisi d’externaliser cette fonction, mais les employés qui s’en chargent, au premier niveau, ne sont sans doute pas les plus nantis de la firme.

Les examinateurs doivent passer en revue de 50 à 100 applications par jour, ce qui leur laisse bien peu de temps pour chaque app. Ils sont en permanence évalués sur le nombre d’apps contrôlées, de même que la fiabilité de décision de l’employé. Si celui-ci venait à prendre trop souvent des décisions amendées par le comité de révision de l’App Store, il serait vraisemblablement sur un siège éjectable.

Lorsqu’il commence son emploi, un nouvellement recruté commence par traiter les apps simples pour iPhone. Avec un peu d’expérience, son domaine de compétence s’étendu aux apps Apple TV et Apple Watch, et aux apps avec des achats in-app. La revue s’opère sur un iPad ou une Apple TV ou Apple Watch.

Le Comité d’examen des applications, ou la cour d’appel

Quand une app est rejetée, le développeur peut faire appel de cette décision devant le Comité d’examen des applications, qui est séparé du comité de révision de l’App Store. Celui-ci traite l’essentiel des questions, mais passe les cas les plus litigieux à l’instance suprême, à savoir le fameux comité de révision de l’App Store, véritable le juge de paix présidé présidé par Phil Schiller.

Apple assure que toutes les apps sont traitées de la même manière, qu’elles viennent d’un gros éditeur, ou d’un développeur indépendant.

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