Les instants sont délicats pour Facebook en Europe, même si les sanctions infligées d’une part, par la CNIL française, et d’autre part par la Commission Européenne, n’égratigneront même pas les résultats du groupe de Marc Zuckerberg. Le réseau social est condamné d’un côté à 150 000 € d’amende, de l’autre à 110 millions.

L’Europe d’abord, qui inflige, aujourd’hui, 110 millions d’euros d’amende à Facebook pour avoir sciemment menti concernant le rachat de WhatsApp. « La Commission européenne a infligé une amende de 110 millions d’EUR à Facebook parce que la société a fourni des renseignements inexacts ou dénaturés au cours de l’enquête que la Commission a effectuée en 2014 au titre du règlement de l’UE sur les concentrations, concernant l’acquisition de WhatsApp par Facebook », explique la Commission.

« Lorsque Facebook a notifié l’acquisition de WhatsApp en 2014, la société a informé la Commission qu’elle ne serait pas en mesure d’établir d’une manière fiable la mise en correspondance automatisée entre les comptes d’utilisateurs de Facebook et ceux de WhatsApp. Elle l’a indiqué à la fois dans le formulaire de notification et dans une réponse à une demande de renseignements de la Commission. Or, en août 2016, WhatsApp a annoncé des mises à jour de ses conditions générales d’utilisation et de sa politique de confidentialité, y compris la possibilité d’associer les numéros de téléphone des utilisateurs de WhatsApp aux profils d’utilisateur de Facebook », estime la Commission.

WhatsApp a tenté d’éviter la douche judiciaire en annonçant cesser de collecter des données pour Facebook, en novembre dernier. La commission précise, en outre, que sa décision n’a aucune incidence sur l’autorisation de rachat de Whatsapp, donnée en octobre 2014.

En France, c’est une amende tout à fait symbolique de 150 000 € qui a été infligée à Facebook, pour des violations de la vie privée qui ne le sont pas du tout. Il s’agit ici de collecte des données personnelles, grande spécialité de Facebook. « Les contrôles conduits par la CNIL ont permis de relever l’existence de nombreux manquements à la loi Informatique et Libertés. Il a notamment été constaté que FACEBOOK procédait à la combinaison massive des données personnelles des internautes à des fins de ciblage publicitaire. Il a aussi été constaté que FACEBOOK traçait à leur insu les internautes, avec ou sans compte, sur des sites tiers via un cookie (cookie « datr ») », explique la CNIL.

« Si les utilisateurs disposent de moyens pour maitriser l’affichage de la publicité ciblée, ils ne consentent pas à la combinaison massive de leurs données et ne peuvent s’y opposer, que ce soit lors de la création de leur compte ou a posteriori. Ils sont donc dépourvus de tout contrôle sur cette combinaison », note-t-elle encore. Facebook a contesté « respectueusement » cette enquête, affirmant ne pas collecter les données des internautes sans compte.

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