Le groupe d’intérêt Recording Industry Association of America (RIAA), célèbre pour avoir cloué au pilori les vilains pirates pour expliquer la baisse des ventes des supports musicaux physiques, annonce une année 2017 florissante pour son secteur, dont le chiffre d’affaires croit de 16,5 % par rapport à 2016 ; c’est la seconde année de progression de celui-ci, un regain de santé qui doit tout au streaming, la vente de support physique continuant à s’effriter.

Le secteur musical a réalisé un chiffre d’affaire de 8,7 milliards de dollars en 2017 (+16,5 %), porté par l’explosion du nombre d’abonnements payants aux services de streaming – Spotify, Apple Music et autres – qui atteint les 35,3 millions (+56 % en un an). Avec cette progression des abonnements, le streaming pèse 5,7 milliards de dollars de chiffre d’affaires, dont plus de 4 milliards pour les abonnements payants, le reste étant les abonnements gratuits financés par la pub.

Sans surprise, les ventes de musique, elles, continuent de baisser – -25 % pour les ventes sur iTunes – de même que les ventes de supports physiques, malgré le retour en grâce des vinyles – -10 % cette année.

Évidemment, la RIAA ne peut se satisfaire de ces bons résultats, et déplore que le chiffre d’affaires du secteur soit encore loin de son sommet, atteint en 1999 quand la musique pesait 15 milliards de dollars aux USA. « Toutes les plateformes de streaming ne paient pas les droits d’utilisation de la musique à leur juste valeur », estime la RIAA, qui pointe du doigt les radio FM qui ne paient pas de droits sur la musique, et SiriusXM, qui paie sous la valeur du marché.

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