La chose était attendue, après le lancement, début mai, d’une procédure d’insolvabilité en Grande-Bretagne : Cambridge Analytica LLC, la branche américaine de la société britannique, s’est mise en faillite devant une juridiction de Manhattan. Il en va de même SCL USA, la filiale américaine de SCL Group, qui chapeaute Cambridge Analytica.

De bons républicains climato sceptiques

Cette procédure est l’occasion d’observer la « toile d’araignée » de sociétés liées à l’ensemble Cambridge Analytica, ainsi que son actionnariat, très impliqué au soutien de Donald Trump, le président des États-Unis. Ainsi, la procédure est-elle signée par Rebekah et Jennifer Mercer, membres du Conseil d’Administration, et actionnaires majoritaires et filles de Robert Mercer, milliardaire et propriétaire d’un fonds d’investissement très impliqué au soutien financier de la campagne du président US, pour laquelle il a dépensé des millions de dollars, estime BuzzFeed.

L’entité américaine affiche « des actifs allant de 101 000 à 500 000 $, et un passif entre 1 et 10 millions de dollars », poursuit le site. Ces fourchettes, très imprécises, correspondent en fait aux catégories dans lesquelles une entreprise se déclarant en faillite doivent se ranger. Une source proche de l’entreprise estime que 120 personnes vont perdre leur emploi suite à cette faillite.

Notablement absent de cette faillite, une autre société, partageant une bonne partie des dirigeants et des financiers de Cambridge Analytica, son domaine d’activité et même son adresse, qui s’est mise en activité après que le scandale a éclaté : Emerdata Limited. Celle-ci est soupçonnée d’être la nouvelle entité à travers laquelle la fine équipe compte poursuivre ses activités.

AUCUN COMMENTAIRE

À vous la parole !

Fermer
*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.