Don't be evil. Mais ça, c'était avant.

Google, qui réalisait en 2017 un chiffre d’affaire de 110,85 milliards de dollars pour un bénéfice de 26,1 milliards de dollars, vient d’écoper d’une amende « record » de la CNIL : 50 millions d’euros (56,8 millions de dollars). S’il était besoin d’illustrer de manière frappante la disparité entre les sanctions encourues et les moyens financiers réels des GAFA, en voici un bel exemple… « Le 21 janvier 2019, la formation restreinte de la CNIL a prononcé une sanction de 50 millions d’euros à l’encontre de la société GOOGLE LLC en application du RGPD pour manque de transparence, information insatisfaisante et absence de consentement valable pour la personnalisation de la publicité », annonce la CNIL. Ce jugement est l’occasion, pour la première fois, de mettre en application les nouveaux montants maximum de sanctions, prévus par le RGPD.

Le géant de la recherche est sanctionné pour un manquement aux obligations de transparence et d’information, ainsi que pour un manquement à l’obligation de disposer d’une base légale pour les traitements de personnalisation de la publicité.

D’un côté, la CNIL estime que les informations fournies par Google ne sont pas aisément accessibles pour les utilisateurs, obligeant ceux qui désirent s’informer à naviguer entre plusieurs documents obscurs, avec, parfois, jusqu’à 6 pages à consulter avant d’arriver aux informations recherchées. « C’est par exemple le cas si un utilisateur veut disposer d’informations complètes sur la collecte de ses informations pour la personnalisation des publicités, ou pour sa géolocalisation », note la CNIL, qui poursuit : « Les utilisateurs ne sont pas en mesure de comprendre l’ampleur des traitements mis en place par Google. Or ces traitements sont particulièrement massifs et intrusifs, en raison du nombre de services proposés (une vingtaine), de la quantité et de la nature des données traitées et combinées ».

D’un autre côté, la CNIL s’émeut de l’absence de base légale pour les traitements de personnalisation de la publicité. « L’information sur ces traitements, diluée dans plusieurs documents ne permet pas à l’utilisateur de prendre conscience de leur ampleur. Par exemple, dans la rubrique dédiée à la « Personnalisation des annonces », il n’est pas possible de prendre connaissance de la pluralité des services, sites, applications impliqués dans ces traitements (Google search, You tube, Google home, Google maps, Playstore, Google photo…) et donc du volume de données traitées et combinées », explique l’autorité.

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