Le Ministre de l’économie et l’ARCEP ne sont pas d’accord sur la largeur des bandes à affecter à la 5G, ce qui fait que les enchères pour l’attribution de celles-ci pourraient être en retard d’un trimestre, et pointer en mars 2020, rapporte Reuter. Selon les projets initiaux, c’est un bloc de bande passante de 310 MHz, situé entre les fréquences 3,4-3,8 GHz qui sera mis sur le marché, contre 400 MHz initialement envisagés.

L’ARCEP plaide pour une modération des tarifs de mise sur le marché, mais la perspective, pour le gouvernement de tirer plus d’argent de cette mise sur le marché a évidemment la faveur de Bercy, peu importe la santé financière du secteur.

Un premier bloc de 150 MHz serait attribué à un prix déterminé, autour de 1,5 milliard d’euros, tandis qu’un second sera mis aux enchères. Les opérateur pourront obtenir au maximum 100 MHz de bande passante sur ces fréquences, par pas de 10 MHz. Pour mémoire, l’attribution en 2015 des bandes 4G avait permis au gouvernement de récolter 2,8 milliards d’euros.En Allemagne et en Italie, où les bandes 5G ont déjà été attribuées, la mise sur le marché a permis de collecter 6,5 milliards d’euros par pays. La 5G est déjà en cours de déploiement dans 5 pays d’Europe ce qui, si le retard français se confirme, mettrait l’hexagone dans la voiture balais de la 5G.

AUCUN COMMENTAIRE

À vous la parole !

Fermer
*
*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.