Opération « portes ouvertes » chez Google Waymo qui, c’est une première, a invité une série de journalistes sur son espace de test, le « château », une ancienne base aérienne au centre de la Californie, que Waymo a transformé en terrain de jeu pour ses voitures autonomes. Sur ce site, que Google loue depuis 2012, sont reproduits différents aménagements routiers, ainsi que des situations de conduite classique : des piétons qui traversent, des skateurs – on est en Californie – d’autres voitures, des feux de signalisation etc.

© The Verge

L’idée derrière cette opération de com est de donner à voir la manière dont les voitures autonomes présentent les choses à leurs passagers humains. Google a pas mal travaillé sur la manière de présenter l’environnement numériquement, tel que « vu » par l’intelligence artificielle qui conduit la voiture. Et le choix a été celui de la curation : montrer moins d’éléments, mais montrer ceux qui ont du sens pour que les passagers comprennent ce qui se passe. Ainsi, les autres voitures sont représentées par des rectangles bleus, quand un véhicule de secours est entouré d’un halo clignotant rouge, signalant sa spécificité ; piétons, cyclistes et éléments de signalisation sont également visibles à l’écran. La route est évidemment visible, ainsi que le temps de trajet jusqu’à destination.

Deux écrans, placés sur le dossier des sièges avant, informent les passager à l’arrière avec une représentation graphique de l’environnement nommée x-view. L’enjeu de cette communication visuelle est de donner un sens aux opérations de conduite automatique. Pourquoi la voiture ralentit-elle ? Parce qu’elle arrive près d’un piéton qui traverse, par exemple.

Dans la Chrysler Pacifica qui sert aux tests et aux présentations presse, les interactions humaines sont très limitées : un gros bouton bleu « start ride » permet de lancer la course, un autre « pull over » d’initier un arrêt immédiat, un troisième d’entrer en contact avec l’assistance à distance de Google.

Les voitures de Google Waymo opèrent dans ce que les ingénieurs appellent le « mode 4 », c’est à dire la conduite totalement autonome à vitesse modérée. D’après les retours de The verge, le voyage se fait en toute quiétude et sécurité, mais on demeure dans un environnement contrôlé.

Waymo a effectué, cependant, des test en environnement urbain, à Phœnix en Arizona, à travers le programme « Early Rider », ouvert aux volontaires depuis maintenant 8 mois. Et Wamo a déjà enregistré pas mal d’informations utiles. L’une semble triviale mais elle sera clef quand ces voitures seront vraiment en fonctionnement : à la différence d’une voiture Uber, où l’on peut appeler le chauffeur pour donner une indication précise de sa localisation, rien de tel n’est possible avec les voitures autonomes de Google. Et les clients ne sont pas assez précis pour donner leur localisation, aboutissant à une voiture autonome qui ne trouve pas son passager, et à un passager qui peine à se faire reconnaitre par la voiture qu’il a commandée. Waymo travaille donc à reconnaitre le comportement d’un passager potentiel qui va au devant de la voiture quand il l’aperçoit.

Au final, après ces tests presse, la voiture autonome, sans conducteur derrière le volant, semble plus proche que jamais, tout en restant assez éloignée de la réalité ; entre l’environnement contrôlé et l’environnement ouvert, variant, complexe, il reste encore pas mal de pas à franchir.

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