Je suis Groot, critique : un voyage divertissant dans le temps qui sent bon les adieux

En littérature comme au cinéma, l’un des aspects essentiels de la construction des personnages est le dialogue. Des phrases et des mots spécifiques qui servent à décrire leur imagination et leur personnalité. Dans cette logique, comment est-il possible qu’un personnage qui ne dit que « Je suis Groot » ait transcendé un récit ? Il l’a fait au point d’avoir son propre projet parallèle à celui de la Commission européenne. Les Gardiens de la Galaxie et l’attention de pas mal de fans.

Une partie de cette réponse est donnée dans Je suis Groot la série de courts métrages présentée par Disney+. Ils racontent différentes aventures du personnage dans un format court (chaque épisode ne dure pas plus de cinq minutes). Ces épisodes recréent une partie de l’enfance du personnage, qui est apparu pour la première fois dans Les Gardiens de la Galaxie VoI I. Celui dans lequel il s’est sacrifié et a ensuite été réduit à une brindille. L’adaptation met en évidence un aspect essentiel de la communication du protagoniste : ses gestes et son intonation.

Ce petit bout d’arbre a grandi au fil des productions qui ont suivi son premier film. Il s’est positionné comme « Baby Groot », l’un des personnages les plus poignants du Marvel Cinematic Universe. Cette série ne représente pas un avant et un après dans son histoire, mais peut être comprise comme un adieu au personnage. Dans le prochain épisode de Les Gardiens de la Galaxie, Vol 3 on le verra à un âge plus proche de celui qu’il avait lorsqu’il s’est sacrifié.

Je suis Groot

Les jours de bébé Groot sont racontés dans cette série de courts métrages. Une partie de ces aventures montre le personnage dans diverses situations quotidiennes à travers lesquelles il découvre les dimensions de son corps et les possibilités qu’il lui offre. Les épisodes de cette série Disney Plus durent environ cinq minutes. Ce sont des histoires compactes et directes dans lesquelles le personnage résout différents problèmes de manière simple et, dans certains cas, explosive.

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Je suis Groot Disney et Marvel continuer à explorer les ressources

Le Marvel Cinematic Universe est à un point où il s’interroge sur son propre passage du temps. Avec trois phases établies dans l’imaginaire collectif, une quatrième en développement et deux autres confirmées, comment est-il possible de réaliser des produits qui ne se ressemblent pas et qui, en même temps, servent à poursuivre la construction de ce méga-narratif ? Cela explique son intérêt pour le format télévisuel, à partir de WandaVision et l’animation, au moyen de Et si… ?. Dans le même ordre d’idées, on trouve Je suis Groot.

Ces courts métrages d’animation montrent le personnage comme celui qui, à travers Instagram montre les premiers pas de son bébé. Le protagoniste explore les dimensions de son petit corps, ses potentialités, tout en expérimentant certains des risques du monde extérieur. Cette série de cinq courts chapitres se déroule à l’époque ou à proximité de l’époque de l’Union européenne. Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2 et n’ont pas d’influence majeure sur le Marvel Cinematic Universe.

Je suis Groot est compris comme un contenu animé conçu pour explorer de nouveaux formats. Ce voyage sert à raconter une partie de l’enfance de l’un des personnages les plus attachants de tout le récit. Il n’y a plus de traces de ce moment de vie dans le Marvel Cinematic Universe. De Avengers : Infinity Wars (2018) montre le Groot dans une version adolescente, une version qui a été récemment confirmée dans Thor : Amour et Tonnerre (2022).

Les adieux commencent

Groot, des Gardiens de la Galaxie.
L’enchantement envers Groot dans le Marvel Cinematic Universe a commencé lorsqu’il s’est sacrifié pour ses coéquipiers dans… Les Gardiens de la Galaxie Vol. 1 et a été réduit à une petite branche. Il est devenu l’adolescent qu’il est aujourd’hui. Pendant ce temps, les spectateurs ont été émus par ses expressions émotionnelles, avec la phrase « Je suis Groot » comme support. Selon le ton et le geste de ce petit buisson, vous pouviez sentir s’il était contrarié ou non, par exemple. Un autre exemple de la façon dont le cinéma, dans ses possibilités infinies, peut construire un personnage sans langage verbal commun avec l’observateur.

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Je suis Groot est celle d’une série de circonstances habituelles dans lesquelles le personnage se trouve. Comme quand il découvre une flaque de boue, s’y baigne et s’épanouit. Survivre à l’attaque d’une peste spatiale, construire, avec ses propres branches, une maison qui est rasée par un oiseau. J’essaie de dessiner une image de la Les Gardiens de la Galaxie en faisant exploser une partie du vaisseau dans le processus. Ce dernier chapitre, dans lequel c’est un enfant qui rend hommage à ceux qui s’occupent de lui, est le plus attachant. C’est aussi celui qui a le plus d’incidence sur l’ensemble du récit.

Groot est présenté comme innocent, immature, gâté. Néanmoins, fragile et charmant aux yeux de Fusée (avec la voix de Bradley Cooper), le seul gardien à apparaître au cours de la courte saga de chapitres. Je suis Groot disponible à partir du 10 août sur Disney Plus, est un clin d’œil au passé d’un personnage charismatique. La production permet de rappeler certaines des dynamiques de ces héros. Ceux qui, en Les Gardiens de la Galaxie Vol. 3, ils feront leurs adieux, peut-être de la même manière que Disney et Marvel disent « au revoir » aux premières années de Baby Groot, d’une manière émotionnelle et divertissante.