Kung-Fu Panda : Dragon Knight une série discutable sur Netflix

Le risque que tout produit lié à Kung-Fu Panda est que la trilogie de films est l’une des meilleures de l’univers du film d’animation. Son personnage principal, le livre est un voyage au cours duquel divers personnages sont présentés, de nombreux clins d’œil culturels sont faits, tandis que le protagoniste (et son environnement) se transforme jusqu’à ce qu’il devienne le Chevalier Dragon, le titre le plus élevé auquel il puisse aspirer.

L’intérêt de la narration de Kung-Fun Panda réside dans les valeurs que ses personnages cultivent au fil de leurs combats, et non dans le développement de compétences. C’est pourquoi la trilogie de films met autant l’accent sur l’aspect émotionnel. Ce pilier de l’histoire est maintenu dans la série. Kung Fu Panda : Le Chevalier Dragon seulement, contrairement à la trilogie du film, les compétences semblent avoir plus de poids. Cependant, le poing n’est pas aussi fort que l’esprit.

C’est cela, l’esprit, qui en Kung-Fu Panda : Le Chevalier Dragon est affecté. Po subit une crise, perd son prestige et tente de regagner son titre. L’intrigue, en perspective, n’est pas négative. Le détail, et non des moindres, est qu’il contredit une partie de sa tradition car, à un moment donné, il ridiculise le personnage, avec l’excuse que ses capacités semblent avoir été oubliées. Tout cela ne serait pas un problème si la tradition précédente ne l’avait pas laissé à sa place, celle d’un maître légendaire.

Kung Fu Panda : Le Chevalier Dragon, loin de la trilogie de films

Dans cette série, Po doit s’appuyer sur Luthera une gentlewoman anglaise qui vit selon des codes différents de ceux du protagoniste. Alors que l’une se permet de s’amuser et d’improviser, l’autre est soumise à un ordre strict et à une série de motivations personnelles qui conditionnent son rythme. L’opposition entre les personnages est intéressante car elle nous permet de contraster le comportement de l’une qui est en paix avec son passé et l’autre, perturbée par des événements et des désirs qui ne sont pas entièrement sous son contrôle.

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Po et Luthera doivent établir une alliance pour obtenir quatre armes grâce auxquelles il pourra garantir la paix dans le monde. Cette quête se déroule alors que deux belettes s’opposent à ce plan, et le scénario propose diverses blagues et la traditionnelle maladresse du personnage, dans un clin d’œil à la tradition de ce conte. En ce sens, on sent qu’elle peut fonctionner pour les enfants, même si elle est très éloignée de la trilogie cinématographique (au cas où des adultes aborderaient la série avec cette réalisation en tête).

Les personnages de Kung Fu Panda : Le Chevalier Dragon qui sont d’abord opposés l’un à l’autre, se rapprochent progressivement et partagent leurs histoires. C’est alors que se produit une transformation qui, peut-être, se prolonge un peu trop longtemps alors que d’autres événements ne sont pas tout à fait attrayants.

Kung-Fu Panda : Dragon Knight

Po, le personnage mythique qui a rafraîchi les histoires liées aux arts martiaux, revient dans une autre suite dont le contenu est inspiré de la célèbre saga cinématographique. Cette fois, une partie de l’essence du personnage est préservée, dans le ton et la forme, mais la série en dix parties est loin d’atteindre le récit plus compact offert par les films.

Le poids de la tradition

Alors que Po est débarrassé de son titre de Maître Dragon dans ce cas, sans que cela soit bien résolu, elle devient une sorte d’apprentie du chevalier Luthera. Alors que le personnage a toujours été un dévot d’autres figures dont il pouvait apprendre, dans un geste d’humilité, dans ce cas, il semble en abuser. Que se passe-t-il entre le Po actuel et celui qui a grandi dans les films ? Sa transformation. Il n’est plus un apprenti, mais un maître.
Kung Fu Panda Le Chevalier Dragon, critique de la série Netflix, première saison.
Minimiser son rôle revient à nier une partie de ce voyage. Ce faisant, l’imaginaire associé au personnage est affecté. Luthera, contrairement à Tigresse (avec laquelle elle semble avoir une certaine ressemblance, dans son caractère et son esthétique), manque de charme au fil des chapitres. Le rythme de la série est trop dispersé, avec des chapitres qui auraient pu être raccourcis pour générer plus de tension dans divers aspects de l’histoire.

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Le résultat est une histoire qui aspire à rester proche de celle qui l’a fait naître, tout en cherchant à muter dans des domaines qui l’éloignent de sa tradition culturelle. Ce va-et-vient est déroutant, il conditionne l’expression des valeurs caractéristiques de Kung-Fun Panda et perd de sa force en termes de divertissement et la transformation des personnages. Sans rien dire ou montrer de ce que sa trilogie n’a pas découvert pour les adultes et les enfants.

La série de onze épisodes, qui en est à sa première saison, est disponible sur Netflix.