Le FBI met en garde contre l’augmentation du nombre de personnes utilisant des Deepfakes pour trouver un emploi à distance

Le recrutement d’employés à distance par appels vidéo présente un nouveau risque. Le FBI a mis en garde contre une augmentation des cas où les utilisateurs utilisent deepfakes pour se faire passer parfois pour d’autres utilisateurs et postuler à cet emploi à distance, qui est généralement lié au secteur de la technologie.

Le FBI affirme que ce sont les entreprises qui ont signalé différents cas de personnes qui l’utilisation de systèmes permettant de changer de visage lors des entretiens. Il s’agit, en particulier, d’entreprises à la recherche de talents dans des domaines tels que « les technologies de l’information et la programmation informatique, les bases de données et autres fonctions liées aux logiciels », selon l’administration. Certains de ces postes contrôlent également une grande quantité de données exclusives, telles que des informations sur les clients, des brevets, des données financières, etc.

Deepfake, qui, rappelons-le, consiste en l’implantation d’un visage virtuel à l’apparence pratiquement réelle, s’accompagne de l’utilisation de l’imitation de la voix ou « deepfake voice » que les utilisateurs qui pratiquent cette tactique utilisent pendant les entretiens. Le FBI prévient toutefois qu’il est possible de détecter si quelqu’un utilise une fausse identité. Par exemple, si le son n’est pas coordonné avec les gestes de la personne qui parle ou lorsque d’autres « actions auditives », telles que l’éternuement ou la toux, ne sont pas non plus alignées avec la représentation visuelle. Cette perception de caractéristiques mal traitées ou inexactes est connue sous le nom de « vallée étrange ».

Les Deepfakes sont de plus en plus difficiles à détecter

Maintenant, alors, repérer une fausse vidéo n’est peut-être pas une tâche si simple. Surtout si l’on considère que les deepfakes ont considérablement progressé et qu’il pourrait être extrêmement difficile aujourd’hui de différencier un visage réel d’un visage virtuel. En fait, selon une étude publiée dans la revue PNAS dans le cas d’un visage virtuel, la plupart des gens font davantage confiance à un visage virtuel qu’à un visage réel, car ils sont incapables d’identifier lequel est généré par une intelligence artificielle et lequel est une simple photographie d’une personne.

👉​A lire également  Google va mieux protéger vos mots de passe en les chiffrant sur votre appareil

L’étude met également en garde contre les dangers d’une technologie avancée capable de générer des « deepfakes ». Il met également en garde contre sa facilité d’utilisation, car il existe des outils permettant de générer des visages virtuels très facilement. Parmi les risques de cette pratique, elle met surtout en avant, vol d’identité ou la diffusion de faux contenus. Par exemple, la vidéo d’un deepfake du président de l’Ukraine que Facebook a dû retirer.