Si vous avez acheté Pixelmator Pro, ou essayé la version d’essai valable 30 jours, vous avez peut-être fait les mêmes constatations que nous. Le logiciel est performant, agréable à utiliser et dispose de fonctions avancées étonnantes. L’outil de « réparation », qui permet d’effacer sélectivement des éléments d’une image, simplement en les surlignant grossièrement fait, par exemple, des merveilles, nettement mieux que sur Pixelmator classique. De même, le logiciel permet des éditions aisées sur de grosses images, qui mettent à genoux son prédécesseur.

Cependant, une lacune apparait rapidement pour ceux qui travaillent à destination de l’impression papier, du « print » comme il est d’usage de dire. Pixelmator Pro gère le mode de couleurs 16 bits par couche, mais ne permet pas de travailler en quadrichormie, en CMJN. Seul le travail en RVB est possible, le passage au CMJN ne se faisant que dans les options d’exportation. C’est plutôt dommage car le passage du RVB au CMJN implique une réduction de l’espace chromatique, difficile à prévoir si l’on ne travaille pas d’emblée dans ce mode. L’équipe de Pixelmator nous a répondu : « concernant le CMJN, notre optique est d’avoir des options d’épreuvage de haute qualité et d’améliorer l’export dans les différents modes de couleur. Nous avons le sentiment que considérant la manière de travailler pour les médias papier, et le fait que la plupart des designs sont réalisés simultanément pour le print et l’écran, travailler en RVB, gérer l’épreuvage et l’exportation en CMJN est la bonne manière de procéder. Ceci n’est pas gravé dans le marbre, mais c’est notre position actuelle ».

Une position qui se défend, à la limite déjà indiquée : la conversion en CMJN implique une réduction du nombre de couleur et des virages qu’il est parfois essentiel de bien contrôler. On pense notamment aux photographes ou aux illustrateurs.

Le CMJN, en exportation uniquement

L’autre élément qui nous frappe est la relative lenteur des brosses de dessin. Pixelmator Pro propose une grande variété de possibilité dans ce domaine, avec des brosses dont on peut gérer la forme, la taille et l’opacité. Malheureusement, en utilisant des brosses un peu larges, un certain lag peut être observé, gênant pour la fluidité du dessin. D’ailleurs, le Mac signale vite qu’il est à la peine en activant ses ventilateurs. La chose est connue de l’équipe de Pixelmator : « nous avons en projet de nombreuses améliorations au niveau des performances, c’est une des choses sur lesquelles l’équipe se concentre pour les prochaines mises à jour. Spécialement pour les outils de dessin. Globalement, notre but est que tous nos outils soient extrêmement réactifs, comme le sont les effets et les ajustements, et nous sommes confiants de parvenir à ce but ». Souhaitons-le car, effectivement, les effets, que l’on peut accumuler à l’envi, sont très performants, comme le sont les possibilités de déformation de l’image à l’aide de brosses, qui permettent de ressentir la puissance assez extraordinaire du logiciel.

Les outils brosses

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