Essential PH1
Essential PH1

Andy Rubin veut vendre Essential et aurait annulé son futur smartphone… Est-il encore possible, quel que soit le talent de l’initiateur, de lancer une petite société pour concevoir et vendre des smartphones ? Est-il encore possible de faire émerger des alternatives à Samsung, Huawei et consorts dans le domaines des flagships Android ? On peut en douter en considérant l’aventure Essential, la société montée par le créateur d’Android, Andy Rubin. Celle-ci, après un an d’activité, serait au plus mal, au point qu’Andy chercherait à la revendre, et aurait annulé son projet de nouveau smartphone, après ce qu’il faut bien considérer comme un échec commercial de l’Essential Phone, lancé avec force trompettes l’an dernier, estime Bloomberg, qui cite les classiques « personnes au courant de la situation ».

Le Crédit Suisse chargé de la vente d’Essential

Rubin aurait investi le Crédit Suisse pour conduire les négociations de vente d’Essential, lequel aurait reçu une manifestation d’intérêt d’au moins une entreprise, non citée. Les discussions portent sur la vente de l’intégralité d’Essential – brevets, hardware, projets et ressources humaines.

Andy Rubin, 55 ans, n’a pas démenti l’information mais a expliqué, dans un tweet que sa société avait « toujours de multiples produits en développement au même moment », avec la possibilité d’en « annuler certains au profit d’autres, ayant plus de chances de devenir de gros succès ». « Nous plaçons tous nos efforts vers de nouveaux produits capables de changer le jeu, dans le domaine du mobile et des produits domestiques ». Et de fait, Essential aurait donc arrêté son projet de prochain smartphone, pour se concentrer sur un produit domestique connecté, non déterminé.

Andy Rubin et son Essential PH1
Andy Rubin et son Essential PH1

150 000 Essential Phone vendus

Effectivement lancé en août dernier, l’Essential Phone a été un cuisant échec à son prix d’introduction, 699 $. À peine 20 000 unités auraient été écoulées à ce tarif, précipitant une baisse de 200 $ du prix de vente dès le mois d’octobre. Même avec cette remise, L’Essential Phone ne se serait écoulé qu’à 150 000 exemplaires, à comparer, par exemple, au près de 4 millions de Pixel Phone de Google (version 1 et 2) écoulés en 2017.

Essential a reçu près de 300 millions de la part d’investisseurs comme Amazon, Tencent, Redpoint Ventures, ou encore Hon Hai Precision Industry (Foxconn). La société était valorisée près d’un milliard de dollars il y a un an. Il y a fort à parier qu’une éventuelle vente déboucherait sur une valorisation bien moindre.

L’Essential Phone PH1, lui, essayait de simplifier l’expérience Android, en se rapprochant de la version « pure » de Google, sans trop de surcouche constructeur. Outre ce logiciel, le smartphone était l’un des premiers avec un écran sans bordure, et la possibilité d’attacher des périphériques externes à ses connecteurs en façade. Une caméra 360° pouvait par exemple s’y greffer.

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