Hier, SpaceX a lancé Falcon Heavy, un monstre de 70 mètres de hauteur et 12 mètres de largeur, capable de transporter une charge de 63,8 tonnes en orbite terrestre basse, propulsé par 3 fusées Falcon 9, regroupant 27 moteurs et développant la poussée de 18 Boeing 747 au décollage. L’événement planétaire a été un succès incroyable, la lanceur propulsant un roadster Tesla sur une orbite dépassant celle de Mars et continuant son chemin vers la ceinture d’astéroïdes.

Pour l’entreprise d’Elon Musk, le succès a été total et le spectacle de l’atterrissage des deux fusées Falcon 9 latérales marquera à jamais l’histoire de la conquête spatiale, qui doit aujourd’hui autant aux entreprises privées comme Space X ou Blue Origin (la société de Jeff Bezos) qu’aux acteurs publics comme la NASA ou l’Agence spatiale européenne.

Un seul point gâche (un peu) cet immense accomplissement : la troisième fusée Falcon 9, le propulseur central, qui devait se poser sur une plateforme en mer s’est crachée à 91 mètres de son point d’atterrissage supposé ; elle a touché l’eau à près de 500 km/h et s’est vaporisée. Cette fusée Falcon 9 ne disposait plus, pour atterrir que d’un des 3 moteurs requis, les autres ayant cessé de fonctionné.

Pas de quoi gâcher la fête, mais simplement rappeler que, malgré les nombreux atterrissages réussis, l’opération reste encore très délicate.

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