🔴 Mise à jour — Décision de l’Union européenne
Le ministre des Affaires étrangères d’Israël, Gideon Sa’ar, a salué la décision des ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne de désigner les Gardiens de la Révolution iranienne (IRGC) comme organisation terroriste, qualifiant cette décision d’historique.
Selon Gideon Sa’ar, cette mesure permettra de criminaliser et de freiner les activités de l’IRGC en Europe, de porter un coup économique significatif à une structure centrale du régime iranien, et d’envoyer un message clair de soutien aux citoyens iraniens qui luttent pour leur liberté.
IRGC : Jean-Noël Barrot franchit un cap diplomatique majeur – la France soutient l’inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste terroriste de l’UE
Paris – Bruxelles, 28 janvier 2026
La France opère un revirement net sur le dossier iranien. Le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a annoncé ce mercredi sur X que Paris soutiendra l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (IRGC / Pasdarans) sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne.
« Il ne peut y avoir d’impunité.
L’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien ne peut rester sans réponse. Son courage inouï face à la violence aveugle ne peut rester vain.
Avec nos partenaires européens, demain à Bruxelles nous adopterons des sanctions contre les responsables de ces exactions. L’accès au territoire européen leur sera interdit et leurs avoirs gelés.
La France soutiendra l’inscription du Corps des Gardiens de la Révolution islamique sur la liste européenne des organisations terroristes.
Le régime doit impérativement libérer les prisonniers, mettre fin aux exécutions, lever le blocus numérique et permettre à la Mission d’établissement des faits du Conseil des droits de l’Homme des Nations unies d’enquêter sur les crimes commis en Iran. »
Un virage français après des mois de prudence
Les pressions israéliennes répétées de Gideon Sa’ar
Longtemps réticente (souci de préserver des canaux diplomatiques et de favoriser la libération d’otages français), la France lève son veto implicite. Ce changement ouvre la voie à une décision rapide : avec le soutien français, l’unanimité des 27 États membres semble désormais atteignable. L’Italie devrait formellement porter l’initiative jeudi 29 janvier lors du Conseil Affaires étrangères à Bruxelles.
Depuis début janvier, le ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar multiplie les interpellations publiques sur X à l’attention de Jean-Noël Barrot et d’Ursula von der Leyen. Il dénonce la brutalité de l’IRGC contre les manifestants iraniens et appelle à transformer les condamnations verbales en mesures concrètes. Ces échanges ont clairement contribué à faire bouger les lignes.
Pas de vote parlementaire français sur l’IRGC
Précision importante : l’Assemblée nationale n’a pas adopté de résolution spécifique sur les Gardiens de la Révolution. Le texte voté récemment portait sur les Frères musulmans et les réseaux islamistes politiques – un dossier distinct, centré sur la politique intérieure française. Ici, la décision relève exclusivement de l’exécutif et du niveau européen.
Enjeux concrets d’une inscription sur la liste terroriste UE
Si la mesure est adoptée (très probable dans les prochains jours), les conséquences seront immédiates :
• Gel des avoirs et des réseaux financiers liés à l’IRGC sur le sol européen
• Interdiction totale de coopération, de financement ou de prestation de services
• Renforcement de la coopération judiciaire, policière et antiterroriste entre États membres
• Signal politique fort contre la répression intérieure en Iran et le rôle déstabilisateur régional des Gardiens (soutien aux proxies armés, opérations clandestines)
Pour Israël, c’est une victoire diplomatique significative. Pour l’UE, un test crucial : l’Union peut-elle enfin aligner ses actes sur ses déclarations face à la répression massive en Iran et aux menaces sécuritaires croissantes ? Le dossier est désormais au cœur de l’agenda bruxellois. À suivre très étroitement demain.