Le pouvoir d’achat des ménages recule de 0,6 % au deuxième trimestre

Le pouvoir d’achat des ménages recule de 0,6 % au deuxième trimestre

« Par Patrick Lancier »

Pour les foyers en France, le chiffre qui compte est net. Au deuxième trimestre 2026, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut par unité de consommation a reculé de 0,6 %, après −0,2 % au premier. L’Insee le publie le 28 août. Ce n’est pas un chiffre suisse, ce n’est pas un chiffre belge. C’est le compte des ménages français : moins de pouvoir d’achat, une épargne qui baisse, des prix à la consommation qui accélèrent.

Moins 0,6 % par unité de consommation

L’Insee mesure le pouvoir d’achat du revenu disponible brut « par unité de consommation ». C’est la lecture la plus proche du foyer. −0,6 % au deuxième trimestre, après −0,2 % au premier. En niveau global, sans cette correction par unité, le pouvoir d’achat du revenu disponible brut recule de 0,5 % après −0,1 %. Le revenu disponible brut en valeur progresse encore de 0,5 %. Mais les prix à la consommation des ménages progressent plus vite : +1,0 % après +0,6 % au trimestre précédent. Le revenu monte. Les prix montent davantage. Le pouvoir d’achat baisse.

L’épargne descend à 17,2 %, la consommation remonte un peu

Les ménages ont moins mis de côté. Le taux d’épargne passe de 17,9 % à 17,2 %. Dans le même temps, la consommation des ménages repart de 0,3 % après −0,3 % au premier trimestre. Lecture simple pour le lecteur : on consomme un peu plus qu’au début de l’année, on épargne un peu moins, et le panier de courses pèse davantage sur le revenu. Ce n’est pas une explosion des dépenses. C’est un foyer qui tire sur son coussin d’épargne pendant que les prix accélèrent.

Ce que ça change pour le lecteur en France

Le produit intérieur brut, lui, est resté stable au deuxième trimestre (+0,0 % après −0,2 % au premier). L’acquis de croissance pour 2026 s’établit à +0,3 %. Pour le foyer, ce n’est pas le PIB qui règle le ticket de caisse. C’est le pouvoir d’achat par unité de consommation, en recul de 0,6 %. France 24 reprend l’AFP : l’économie française évite de peu une récession technique. Pour les ménages, le message de l’Insee est plus direct. Le pouvoir d’achat recule. Les prix accélèrent. L’épargne se réduit.

FAQ

De combien le pouvoir d’achat a-t-il baissé ?

De 0,6 % au deuxième trimestre 2026 pour le revenu disponible brut par unité de consommation, après −0,2 % au premier. Insee, 28 août.

Les ménages consomment-ils davantage ?

Oui, un peu. La consommation des ménages progresse de 0,3 % après −0,3 % au premier trimestre. Le taux d’épargne descend à 17,2 % après 17,9 %.

Les prix ont-ils accéléré ?

Oui. Les prix à la consommation des ménages progressent de 1,0 % au deuxième trimestre, après +0,6 % au premier.

Est-ce un chiffre français ?

Oui. Ce n’est pas un chiffre suisse, ce n’est pas un chiffre belge. L’Insee mesure ici le pouvoir d’achat des ménages en France.

Sources


« Par Patrick Lancier »