Médecins Sans Frontières (MSF) accusé de délégitimation d’Israël, d’appels au boycott et de liens avec des organisations terroristes : découvrez les conclusions choc du rapport israélien qui justifie le refus d’enregistrement des branches française, belge, néerlandaise et espagnole.
En décembre 2025, le gouvernement israélien a publié un rapport consolidé accablant sur les activités de Médecins Sans Frontières (MSF) (télécharger le rapport). Ce document, élaboré dans le cadre de la résolution gouvernementale 2542, explique le refus d’enregistrement des quatre principales branches opérationnelles de l’ONG : MSF France, MSF Belgique, Artsen zonder Grenzen (Pays-Bas) et Médicos Sin Fronteras (Espagne).
Selon les autorités israéliennes, ces entités dépassent largement le cadre humanitaire neutre et impartial pour adopter un discours politique extrême anti-israélien, accusant régulièrement l’État hébreu de « génocide », d’« épuration ethnique » et de « crimes contre l’humanité ».
Contexte : la résolution 2542 et la procédure d’enregistrement
Adoptée pour réguler l’activité des organisations étrangères en Israël, la résolution gouvernementale 2542 impose des critères stricts d’enregistrement. Les ONG doivent notamment fournir des listes complètes de leur personnel (y compris les employés palestiniens) et démontrer qu’elles ne mènent pas d’activités politiques hostiles à l’État d’Israël.
Les quatre branches de MSF ont déposé leur demande entre juin et juillet 2025. Toutes ont été refusées après examen par l’équipe interministérielle israélienne, qui a relevé des manquements graves aux lignes directrices (notamment les articles 7.1).
Les principales accusations du rapport israélien
1. Délégitimation systématique de l’État d’Israël
Le rapport pointe une campagne délibérée de délégitimation dépassant la critique légitime. MSF utilise régulièrement des termes comme « guerre génocidaire », « génocide », « extermination systématique » ou « épuration ethnique » pour qualifier les opérations israéliennes à Gaza.
Exemples cités dans les déclarations officielles de MSF :
• MSF France (5 septembre 2025) : « MSF dénonce la guerre génocidaire menée contre la population palestinienne, marquée par des massacres de masse, la destruction systématique des infrastructures civiles, un siège délibéré et la famine, ainsi que le déplacement forcé de la population, qualifié d’épuration ethnique. »
• MSF Belgique (16 juin 2025) : « La guerre menée par Israël contre la population de Gaza est une guerre génocidaire. »
• MSF Pays-Bas (18 septembre 2025) : « Arrêtez le génocide… Les seuls témoins de leur campagne génocidaire sont délibérément ciblés. »
• MSF Espagne (8 décembre 2025) : « Le génocide à Gaza s’est effectué non seulement par des tueries, des détentions et des attaques directes, mais aussi par la destruction systématique des infrastructures et le refus des moyens de survie. »
Ces accusations, selon le rapport, visent à priver Israël de sa légitimité internationale et alimentent les campagnes de boycott et d’isolement.
2. Appels au boycott et à l’embargo sur les armes
MSF France est particulièrement visée pour ses appels explicites à cesser toute livraison d’armes françaises à Israël. Le rapport y voit une alignment clair avec les campagnes BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).
Exemple :
• « MSF appelle la France à veiller à ce qu’aucune arme ou munition française ne soit utilisée par l’armée israélienne dans sa guerre génocidaire à Gaza. »
Le rapport mentionne également des événements de collecte de fonds organisés à Paris (« Braderie pour Gaza ») par BDS France avec le soutien affiché de MSF France.
3. Liens présumés avec des organisations terroristes
Le rapport affirme que MSF Belgique emploie ou a employé des personnes liées à des groupes terroristes :
• Fadi Al-Wadiya, employé de MSF à Gaza, présenté comme un haut responsable du Jihad islamique palestinien et expert en systèmes de roquettes (information corroborée par un communiqué des Forces de défense israéliennes – FDI).
• Mahmoud Abunejeila, mentionné dans des rapports MSF, ayant publiquement soutenu le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP).
Ces cas, selon les autorités israéliennes, indiquent un risque d’infiltration ou de manipulation des opérations humanitaires par des acteurs terroristes.
4. Négation du caractère démocratique et juif d’Israël
Le rapport « Inflicting Harm and Denying Care » publié par MSF Belgique en février 2025 est cité comme exemple de discours niant le caractère démocratique d’Israël. On y parle d’« apartheid », d’« oppression systémique », de « colonisation » et de « punition collective ».
Extraits :
• « Les entraves à l’accès aux soins des Palestiniens font partie d’un système plus large de punition collective imposé par Israël. »
• « Cette vague de violence fait partie d’une longue histoire d’oppression systémique et de colonisation par Israël. »
5. Financement et déclarations politiques des dirigeants
Bien que les branches de MSF déclarent être financées presque exclusivement par des dons privés (98-99 % pour la France, 99 % pour l’Espagne, 99,6 % pour les Pays-Bas), le rapport estime que cette indépendance financière n’atténue pas la politisation extrême de leurs discours.
Des dirigeants de MSF ont également tenu des propos très critiques :
• Le directeur général de MSF France a qualifié le siège de Gaza de « punition collective » et d’« actes constitutifs de crimes de guerre et de génocide ».
• Le directeur général de MSF Pays-Bas a participé à des manifestations appelant au boycott.
Conclusion : un refus motivé par des critères de sécurité et de neutralité
Selon le rapport israélien, Médecins Sans Frontières ne respecte pas les exigences de neutralité et d’impartialité attendues des organisations humanitaires opérant en Israël. Le refus d’enregistrement et le possible retrait des employés étrangers visent, selon les autorités, à protéger la sécurité nationale face à des activités jugées hostiles.
Ce document de 25 pages, daté de décembre 2025, suscite déjà de vives réactions internationales et relance le débat sur la neutralité des grandes ONG dans le conflit israélo-palestinien.
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