Par l’équipe éditoriale – 7 mars 2026
Mise à jour 11:00
7 mars 2026 – Résultat des analyses médico-légales
Au matin du 7 mars, l’Institut médico-légal de l’armée israélienne a procédé aux premières analyses génétiques des échantillons récupérés lors de l’opération.
Malheureusement, les tests ADN n’ont révélé aucune correspondance avec le profil génétique de Ron Arad.
Les restes exhumés ne sont donc pas ceux du navigateur israélien disparu le 16 octobre 1986 après l’éjection de son avion au-dessus du Liban.
Après quatre décennies d’attente, de recherches inlassables, Israël devait enfin ramener chez lui les restes du navigateur Ron Arad. L’opération audacieuse menée dans la nuit du 6 mars 2026 à Nabi Chit, dans la vallée de la Bekaa, a couronné des années d’efforts du Mossad et de Tsahal. l’avion de Ron Arad, pilote de l’armée de l’air israélienne, s’était crashé le 16 octobre 1986 au-dessus du Liban sud lors d’une mission de défense. Capturé vivant par la milice chiite Amal, son sort était resté inconnu malgré des décennies de négociations, d’échanges de prisonniers et de récompenses (jusqu’à 10 millions de dollars offerts par une fondation israélienne « Né pour être libre »). Hassan Nasrallah lui-même avait admis en 2006 que le pilote était mort et affirmait que son corps avait été perdu. Il n’en est rien : ce soir Israël a écrit la fin de ce chapitre tragique.
Le déclencheur décisif : l’enlèvement ciblé d’Ahmed Chokr
Tout a basculé le 23 décembre 2025. Une unité du Mossad a exfiltré discrètement Ahmed Chokr (ou Shukr), capitaine retraité de la Sûreté Générale libanaise originaire de Nabi Chit et directement lié à l’affaire. Frère de Hassan Shukr, impliqué dans la capture initiale de Ron Arad en 1986, Ahmed Chokr détenait des informations cruciales sur l’emplacement supposé des restes dans le cimetière familial du village. Interrogé en Israël, il a fourni les renseignements précis qui ont permis de planifier l’opération avec une quasi-certitude. Contrairement à ce que prétendent certains médias libanais, cet enlèvement n’était pas une « provocation gratuite » : c’était une nécessité opérationnelle pour clore un dossier humanitaire et national qui hantait des milliers de familles israéliennes depuis 40 ans.
Chronologie minute par minute de l’opération « Retour du Héros »
Vers 18h00 heure locale, une unité d’élite des forces spéciales israéliennes (probablement Sayeret Matkal ou l’unité 669) s’est introduite dans Nabi Chit en provenance de la frontière syrienne. Les commandos, déguisés en soldats de l’armée libanaise et parlant parfaitement le dialecte libanais, ont utilisé une couverture parfaite : une descente anti-drogue et recherche de fugitifs. Les habitants les ont même accueillis sans méfiance au début. Arrivés au cimetière, ils ont immédiatement commencé l’exhumation des restes identifiés par les renseignements du Mossad.
Vers 22h30, des éléments du Hezbollah infiltrés parmi les civils ont repéré l’opération. Des échanges de tirs ont éclaté. Deux soldats israéliens ont été légèrement blessés, mais les commandos ont poursuivi leur mission avec un sang-froid exemplaire. Des renforts parachutistes ont alors été largués depuis des hélicoptères. Lorsque des habitants et des miliciens ont ouvert le feu sur les appareils, l’aviation israélienne a riposté de manière précise avec des missiles air-sol à la source du feu ennemi. Cette riposte défensive a permis de sécuriser l’exfiltration complète de la force sans aucune perte ni capture israélienne.
L’opération s’est terminée avec succès : les restes de Ron Arad (et/ou des échantillons ADN suffisants pour confirmation formelle) ont été récupérés et rapatriés en Israël. Comme l’a reconnu implicitement une source libanaise bien informée , « Israël a fermé le dossier de 40 ans de recherche et de mystère ». Mission accomplie.
Bilan humain : la responsabilité du Hezbollah et du « bouclier humain »
Les frappes aériennes nécessaires ont malheureusement causé des pertes dans un village transformé en base avancée du Hezbollah. Selon des sources libanaises :
• 9 à Al-Kharaybe
• 15 terroristes à Nabi Chit
• 1 à Sar’een
• 1 à Ali al-Nahri
• 1 de la Sûreté Générale (Yahya Shukr)
Croyant que tous les soldats libanais étaient des Israeliens déguisés, les différents clans du Hezbollah se sont avisés de les capturer hormis trois soldats de l’armée libanaise tunés dans les échanges de feu. Ces chiffres élevés s’expliquent par le fait que le Hezbollah et des habitants armés ont ouvert le feu les premiers sur les forces israéliennes et sur les hélicoptères, utilisant la population civile comme bouclier humain – une tactique tristement classique. Israël regrette chaque vie perdue, mais assume pleinement sa responsabilité première : protéger ses soldats et ramener ses héros.
Une victoire stratégique et humaine pour Israël
Cette opération démontre une fois de plus la supériorité du renseignement israélien et la détermination inébranlable de l’État juif à ne jamais abandonner ses soldats. Le Premier ministre israélien pourra désormais annoncer aux familles Arad et à tout le peuple d’Israël que justice a été rendue.
Le Hezbollah peut s’époumonner sur les réseaux sociaux, mais la réalité est implacable : Israel ne laisse jamais un homme tombé au feu.
Cette nuit restera gravée dans l’histoire d’Israël comme un exemple éclatant de ce que signifie « aucun soldat derrière ». Tsahal et le Mossad ont prouvé, encore une fois, qu’aucune distance, aucun risque, aucune menace terroriste ne les arrêtera quand il s’agit de ramener un frère d’armes.