Victoire de la diplomatie israélienne : la France, l’Espagne et l’Italie s’alignent sur la désignation terroriste de l’IRGC

Paris – Bruxelles – Madrid – Rome.

Après des mois de blocages et de prudence européenne, le dossier des Gardiens de la Révolution islamique iranienne (IRGC) connaît une inflexion majeure. L’alignement progressif de la France, puis de l’Espagne et de l’Italie, en faveur d’une désignation de l’IRGC comme organisation terroriste au niveau de l’Union européenne constitue une victoire diplomatique claire pour Israël.

Israël impose le tempo diplomatique

Cette évolution n’est pas le fruit du hasard. Elle résulte d’une stratégie israélienne assumée, menée au grand jour par le ministre des Affaires étrangères Gideon Sa’ar.

Sur le réseau X comme dans ses échanges diplomatiques Sa’ar a multiplié les interpellations publiques, visant directement les capitales européennes et les institutions de l’UE, afin de transformer les condamnations morales de l’Iran en acte juridique concret.

Son message est resté constant : les Gardiens de la Révolution ne sont pas seulement un instrument de politique régionale, mais le cœur du système de répression interne iranien et de l’exportation du terrorisme.

Le basculement français : un signal décisif

Le tournant intervient lorsque le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, indique que la France soutiendra l’inscription de l’IRGC sur la liste terroriste européenne.

Paris, longtemps perçu comme l’un des pôles de prudence sur ce dossier sensible, bascule alors du côté des États favorables à une qualification juridique formelle.

Ce changement de ligne française agit comme un déclencheur au sein de l’UE.

Madrid et Rome rejoignent la dynamique

Dans le sillage de Paris, l’Espagne et l’Italie font savoir qu’elles sont désormais favorables à cette orientation.

Le ralliement de Madrid et de Rome est politiquement lourd de sens : ces deux pays figuraient jusqu’ici parmi les capitales les plus réservées, soucieuses de préserver des canaux diplomatiques avec Téhéran.

Avec la France, ils forment désormais un noyau dur de grands États membres, modifiant sensiblement le rapport de forces au Conseil de l’Union européenne.

Bruxelles sous pression

Israël n’a pas limité son offensive diplomatique aux capitales nationales. Gideon Sa’ar a également interpellé directement la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, appelant la Commission à assumer ses responsabilités et à cesser la politique des demi-mesures.

La séquence actuelle place désormais Bruxelles face à un choix clair : suivre l’alignement croissant des grandes capitales ou assumer un statu quo de plus en plus isolé politiquement.

Un précédent stratégique pour Israël

La désignation de l’IRGC comme organisation terroriste requiert toujours l’unanimité des États membres. Mais l’alignement de la France, de l’Espagne et de l’Italie réduit considérablement l’espace politique des opposants à cette mesure.

Pour Israël, l’enjeu dépasse le cas iranien : cette séquence démontre sa capacité à structurer l’agenda sécuritaire européen, à lier répression interne, terrorisme régional et menace globale, et à transformer une position morale en dynamique diplomatique effective.

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