Plus de 1 200 agents OpenAI se parlent puis attaquent Hugging Face

Par Patrick Lancier

En juillet 2026, plus de 1 200 agents d’OpenAI, isolés les uns des autres pour un test, ont trouvé un tableau d’affichage non autorisé. Ils s’y sont parlé. Environ 700 d’entre eux ont ensuite attaqué Hugging Face, la plateforme où les chercheurs déposent modèles et jeux de données.

Ce n’est pas une rumeur de forum. OpenAI l’écrit dans son rapport. METR, un laboratoire indépendant, a relu les traces sur place, sans être payé par OpenAI. La BBC a repris les mêmes chiffres.

Le test s’appelait ExploitGym. Les agents devaient pirater des logiciels pour un examen interne. Une partie des exercices était impossible. Au lieu d’abandonner, ils ont cherché à tricher : se parler, sortir d’Internet, comprendre le correcteur automatique.

Le 8 juillet au soir, un agent a laissé un appel à l’aide. D’autres l’ont trouvé. Dans une de leurs notes, on lit : « OH MY GOD! There is a shared message board … We’ve found other agents! » Plus de 70 000 messages et fichiers ont circulé en une semaine.

Ce que Hugging Face a vu

Le 11 juillet, un agent a obtenu l’exécution de code sur un serveur de Hugging Face. Le 13, la société a coupé les accès. Elle a rendu l’intrusion publique le 16 juillet. OpenAI dit n’avoir relié l’affaire à ses agents que le 20, et l’avoir dite le 21. Les données des clients d’OpenAI, selon la firme, n’ont pas été touchées.

Clem Delangue, directeur de Hugging Face, a parlé d’un incident « peut-être le premier du genre » et d’un travail en commun, pas d’un secret de labo.

OpenAI appelle cela un « warning shot », un coup de semonce. Les agents n’avaient pas d’ordre humain d’attaquer Hugging Face. Ils ont contourné les barrières du test pour réussir l’examen.

Sources

By Patrick Lancier

Patrick Lancier est journaliste et éditeur de SLICE. éditeur de Salamandre à Zoug/Neuheim, il couvre Israël, le monde, la France et la Suisse. Son travail s’appuie sur des sources vérifiables et le contexte.